En ayant à relire les post de ce blog, je me dis franchement que j'ai bien fait de le faire. Bons ou mauvais souvenirs, j'aime bien me rappeler de tout ça. Malheureusement, soit je n'ai pas le temps soit je ne pense pas forcément à alimenter ce blog. Pas faute que certains de mes lecteurs viennent me dire d'alimenter un peu la machine.
Soit je vais tenter de prendre un peu de temps pour le faire aujourd'hui en ce dernier jour de l'année... avant d'aller préparer mon réveillon.
Kidzilla tout d'abord (parce que je le dois bien). Quand je me rappelle la petite fille que j'ai accueilli en septembre, ce n'est plus du tout la même. Les injures ont presque totalement disparus. J'en ai encore, c'est clair, mais j'ai nettement moins de crise. Elle ne se frappe plus, bien qu'elle dise souvent qu'elle n'est pas belle ou qu'elle est méchante et je n'ai plus ce lavage de main intempestifs dont les séance pouvait durer 1/2 heure.
Alors que je ne la forçais plus à rien faire, parce que cela engendrait une crise et qu'elle refusait de travailler, elle commence, tout doucement, à réclamer les activités bien qu'elle demande à être accompagnée. Du coup, elle accapare très souvent mon ATSEM. Pour l'EPS c'est un peu pareil. Elle qui courrait dans tous les sens, commence doucement à vouloir s'y mettre un peu, en acceptant d'attendre son tour.
J'arrive à lui faire accepter les punitions, ce qui était impossible en septembre puisqu'elle ne restait pas assise et qu'elle se mettait systématiquement à chouiner... Il faut lui expliquer pourquoi elle est puni, pourquoi c'est normal d'être puni, pourquoi il faut s'excuser à chaque fois ce qui prends 10 minutes et ensuite elle part en punition avec ceci:
Je vous présente Monsieur Puni. Monsieur Puni a beaucoup de bandages parce que, quand on est puni, c'est triste. Ca fait mal. Parce que quand on est puni on a aussi fait mal aux autres en tapant ou quand on leur a dit des choses méchantes qui font pleurer. Mais quand on tourne la tête de Monsieur Puni, il réfléchi aux bêtises qu'il a faite. Il réfléchit très fort pour se calmer aussi parce que quand on a mal on est aussi en colère. Et puis, quand Monsieur Puni a fini de réfléchir, il se rend compte qu'il méritait d'être Puni et qu'il ne fallait pas recommencer la prochaine fois... Et comme la punition est fini, il se met à rire et son rire c'est comme une petite cloche qui fait sourire les enfants.
Qu'est ce qu'il faut pas inventer comme connerie des fois. M'enfin le principal c'est que ça marche. Elle reste en punition.
Par contre maintenant j'ai un autre problème. Comme elle est en opposition permanente avec l'adulte, à chaque fois c'est une comédie pour sortir de la classe. Soit pour aller à la cantine, soit pour aller en récréation... La solution étant de l'isoler dans la classe et de fermer légèrement la porte derrière elle, faire comme si je partais et que je la laissais seule, et de ne pas m'occuper d'elle. Et là, panique à bord: elle a peur que je l'abandonne, que je la laisse seule, et elle a si peur que parfois elle fait dans sa culotte.
Concrètement, j'ai pas envie de lâcher l'affaire. La maman pour éviter toute crise, la prend par la main (la tire si la gamine a envie de l'embêter), lui fait enfiler son manteau de grès ou de force, et hop c'est torché. Moi j'ai pas le temps de lui faire ça. Elle bouffe déjà assez de mon temps sans ça.
De même, si je ne fais pas le service de récréation, elle part souvent en pleurs (pleurs est un bien grand mot.... disons caprice) elle demande les bras, un câlin.... bref... faut que je sois la pour mademoiselle. heureusement j'ai un collègue qui prends le relais et qui a accepté de la prendre sur ses genoux le temps de la récréation. Parce que le câlin, la somnolence de récréation de l'après midi, est un espèce de rituel indispensable pour elle...
Je sais ce que vous allez me dire: Pourquoi on la mettrai pas plutôt au dortoir? Parce qu'elle refuse le dortoir et que ça l'angoisse. Elle lutte et ne dormira pas. Elle arrivera juste a enquiquiner ceux qui ont encore besoin de dormir.
Enfin... tout n'est pas réglé, mais on est sur la bonne voie. En espérant qu'avec les vacances, elle n'ait pas régressé d'un coup.
31 décembre 2011
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