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02 septembre 2012

Ca sent la rentrée



Je suis quelqu'un d'infiniment stressé... Et à chaque rentrée, c'est le même cinéma.

Comme beaucoup de gens, j'ai horreur d'être jugée. En même temps qui apprécie ça? Je pars du principe qu'il est très difficile de juger quelqu'un et c'est une chose que je ne me permet pas. Je peux dire que j'apprécie les choses, mais j'ai toujours énormément de réticences sur les jugements négatifs en me défilant à coup de "j'aurais pas fait comme ça", "je préfère l'autre"...

Bizarrement les attaques sur mon physique m'indiffèrent... mes compétences c'est autre chose. On peut me balancer toutes les saloperies imaginables sur mon physique ça ne me touche plus. Par contre juger mes choix ou mes compétences me rends assez susceptible.

Etre prof c'est être jugé en permanence: par ses élèves, par les parents, par les collègues et par tout autre intervenant extérieur qui viendrait envahir mon espace personnel: ma classe.

Je suis sans cesse en train de me torturer de doutes sur mes compétences à cause d'un historique familiale très très lourd et surtout sur mon début de carrière extrêmement chaotique... on peut le voir sur ce blog en 2007 après ma titularisation... 2006 a été pas mal non plus... Car il est une chose que je n'ai jamais dites ici: mon année de formation à l'IUFM a été catastrophique et j'ai bien failli ne pas devenir prof...car si la validation de l'année était quasi automatique à l'époque, j'avais tellement bourdé, que j'avais fait un espèce de rattrapage du rattrapage tellement j'étais à l'arrache... ma titularisation s'est faite à un cheveux. Même si ce n'est pas une excuse, il faut bien le dire, je n'étais pas quelqu'un de très stable émotionnellement à l'époque c'était le début de la longues descentes aux enfers.

Même si je vais beaucoup mieux (y'a pas photo) et même si il faut le reconnaître que oui, avec le recul j'ai fait beaucoup de merde (mais bon, on progresse avec les années dans ce métier) Je suis tout le temps en train de me mettre une pression monstrueuse.

Parce qu'il faut bien le savoir: si on devait tout faire tout correctement dans une classe, on ne ferai pas grand chose à côté, si ce n'est manger et dormir (et encore pas longtemps). Du coup, comme il y a toujours beaucoup de choses à faire et que chaque instant de libre pourrait être utilisé à bosser pour tenter d'atteindre une certaine perfection,  quoiqu'il arrive, t'as l'impression d'être une glandouilleuse. Et c'est pas les jugements extérieurs sur ton métier qui vont te rassurer.

D'un autre côté, comme on est seul maître à bord dans une classe, y'a pas grand monde qui peut juger en toute connaissance de cause nos compétences. Donc le moindre pas vers moi qui peut émettre un jugement je le prends comme une agression. C'est comme les collègues qui viennent regarder tes cahiers. On le fait tous pour voir ce que le collègue a fait pour nous inspirer... ba moi quoiqu'il arrive je le prends pas bien!

Une de mes collègues a regardé mes cahiers en fin d'année et elle m'a dit: "Dit donc tu les a fais sacrément bossé! et puis tu suis assez  ce qu'on fait dans l'école!" Remarques entièrement positive hein... ba j'aurais préféré qu'elle regarde pas et qu'elle ne me dise rien... Allez savoir pourquoi!... je suis probablement atteinte d'une paranoïa surdimensionnée... C'est comme mes collègues qui viennent me dire que j'ai peu d'affichage... je le reconnais c'est vrai... mais moi j'ai les jetons rien que de me mettre sur une chaise... alors un escabeau! Pfff est ce que ma conscience professionnelle doit me pousser au point de devoir vaincre ma peur excessive du vide?

Alors oui, on est maître à bord dans sa classe mais pourtant on est peut être plus jugé que certains, parce que notre métier tous le monde le connaît ou crois le connaitre à partir du moment où on est allé à l'école ou dans une structure scolaire et donc tous le monde se permet de juger...

Bref ce métier me met une pression monstre, la société me met une pression monstre et moi j'en rajoute une couche parce que, faut bien l'avouer, j'ai pas une grande estime de moi. Je manque terriblement de confiance en moi et je me demande comment on peut bien me faire confiance.

Mais bon j'essaye de me soigner et d'aller au delà de ça en essayant de pas me rendre malade non plus.

Si encore j'avais des collègues monstrueux qui ne serait d'aucuns soutiens et avec qui je serais en froid! Mais non c'est pas le cas! On est peut être pas des grands copains mais on rigole bien et chacun sait ce qui se passe de croustillant dans la vie des autres... Comme Dirlo qui a fait un camps de naturiste ou la collègue qui a quitté son mari pour un représentant de spectacle pour enfant. D'ailleurs on peut pas se cacher grands choses à force de se confier nos soucis dans nos classes...

*devant la photocopieuse*

Hélène: Il est pas mal le nouveau Zil.
Moi: Oui, il est mignon!
Hélène: Ah moi j'en ferai bien mon quatre heure.
Moi: Ah ba je crois qu'on pense toute la même chose!
Hélène:... T'es bizarre!
Moi: De quoi?
Hélène: T'es la première à t’exalter sur la première proie qui passe!
Moi: Mais même pas vrai! C'est toi qui t'accapare toujours les petits nouveaux mignons! Faut arrêter le délire!
Hélène: Oui mais là t'essayes pas de me le piquer! C'est louche!
Moi: Te le piquer en quoi?? Il est là depuis 3 heures! C'est pas comme si il partait demain... on a le temps de le travailler au corps!
Hélène: TOI T'AS UN MEC!
Moi: Mais n'importe quoi! Tu délires!
Hélène: Si t'as pas un mec, t'as rencontré quelqu'un!
Moi: pffff...
Hélène: C'EST CAAAA!
Moi: Contrairement à toi, je ne me jette pas sur le premier bout de chair qui passe...
Hélène: HAAAAAANNN! Alors c'est qui? Comment il est?
Moi: Bon t'as fini avec les photocop?
Hélène: Ouai... HEY SYLVIE! SANDRINE ELLE A UN CHERIIIIII!
Moi: NON C'EST PAAAAS VRAAAAAAAIIII!!
Hélène: C'est presque ton chéri! C'est pareil!
Moi: Y'a rien de fait donc...
Hélène: AAAAAAAAAHHH TU VOIIIIIS!
Moi: DONC... je peux toujours m'intéresser aux petits nouveaux arrivants...
Hélène: Mais moi j'ai pas de casse dalle en vue! je suis prioritaire!!

*Productive cette rentrée des profs...Très productive*


03 septembre 2011

La poupée



Quand j'étais petite, dans les 3/4 ans, une de mes nombreuses tata m'a offert une poupée. Cette poupée est d'autant plus précieuse, que cette tante qui me l'a offerte est décédée peu de temps après me l'avoir donnée, elle, son mari et son fils.

Cette poupée, je la trouvais très jolie: blonde aux yeux noisettes, avec un petit noeud rose dans les cheveux et une robe rose vichy avec petites soquettes et chaussures roses.

Ma maman a eu un discours assez étrange sur cette poupée. Elle l'a laissé dans son emballage et en haut de ma grande armoire, inaccessible donc. Elle ne m'a pas strictement interdit d'y toucher mais, vu son emplacement, c'était tout comme. De plus, elle prétextait que des poupées, j'en avais d'autre.

Je vous laisse imaginé la frustration d'une petite fille qui voit en haut de son armoire, sa plus jolie poupée sans jamais pouvoir y jouer.

Les années ont passé... et je grandissais avec toujours cette poupée intouchable en vue, sans réellement comprendre pourquoi je ne pouvais pas l'avoir. Plus le temps passait et moins j'avais envie de la prendre... ce n'était plus de mon âge mais elle était là.

A l'adolescence, j'ai émis l'hypothèse, que puisque cette poupée m'avait été offerte par ma tante, ma maman la gardait un peu comme une relique de sa soeur décédée... ce que l'ont peut comprendre ado... mais soit... j'ai posé la question à ma mère, en lui exprimant ma frustration juvénile. Elle m'a répondu "Tu sera bien contente de la donné à tes enfants.

Il y a 6/7 ans, mes parents ont déménagé et moi avec. En 20 ans, pour la première fois, l'a poupée a quitté son perchoir... Elle a déménagé avec moi et... par réflexe je l'ai replacée en haut de mon armoire dans la nouvelle maison de mes parents, sans la sortir de sa boite... Je n'ai pas poussé le vice jusqu'à l'apporté dans mon appartement.

Jeudi, je suis passée chez ma mère et... surprise, ma poupée était là, sortie de sa boite, sur le canapé avec une autre de mes poupée, qui elle m'a accompagné toute mon enfance.

Maman: "T'as besoin d'une poupée pour ta classe non?"

Alors j'avoue n'avoir pas trop compris... Ma mère s'est fait une raison sur mon célibat prolongé et sur le fait que j'aurais peut être pas d'enfant? XD

Moi: "Tu sais, les gosses, ils vont surement me la massacré si je la prend."
Maman: "Et alors?"

Et alors? Tant de frustration pour la donner en pâture aux fauves! Les boules quand même!

Et puis j'ai regardé mon autre poupée. Celle qui a toujours été là. Elle marchait et chantait grâce à un disque. Je ne sais pas si elle fonctionne encore. Elle est rousse aux yeux bleus... et sa robe fait franchement tapisserie... j'y ai pris soin malgré tout même si elle est franchement défraîchie et que j'ai maquillée ses yeux aux feutres violet.

J'ai regardé l'une puis l'autre... et finalement...

Ma vrai poupée, a beau être ne pas être très belle mais c'était la mienne... Elle, elle a une âme.

La petite blonde a rejoint le couffin de ma classe pour avoir son histoire à elle. Elle sera charcutée, tiraillée, malmenée mais aussi câlinée, adorée et choyée... c'est son vrai rôle de poupée. :D

26 août 2011

Résolution pour la nouvelle année (scolaire)







Bon l'année prochaine, ça rigole plus... J'ai ma classe et faut que j'arrête certaines choses et que je sois plus sérieuse.



Donc je vais prendre de bonnes résolutions en espérant, au moins, en tenir une jusqu'au bout.



1) Tenir mon cahier journal correctement à jour. Qu'il soit propre, lisible, et cohérent.



2) Essayer de faire des fiches de prep correctes... parce que même si personne ne les fait sauf si inspection, je serai bien contente d'en avoir quand le temps sera venu... Logiquement je suis inspectable... est ce que je serai inspectée? Ça...



3) Ne pas me faire repérer immédiatement par l'inspectrice... pas comme l'année dernière, où dès la rentrée enseignant, elle m'avait à l'œil.



4)Au lieu de glander le mercredi, prendre 1heure ou 2, au moins, pour préparer la semaine suivante (ça m'évitera de travailler le week end et trop la veille au soir)



5)Me coucher tôt (23h derniers carats) me lever tôt pour être sûre qu'à 8h10 dernier carat, je sois à l'école. Au pire des cas, être debout et comateuse à 7 heure en essayant de pas me casser la figure en contournant mon lit.



6) Arrêter de geeker les dimanches, lundi,mercredi et jeudi après 20...21...raaaa... 21 heures (je fonde peux d'espoir en cette résolution)



7) Essayer de me dépatouiller un minimum avec toute la paperasse qui m'incombe. Prendre le temps de les remplir, les organiser les trier i tout i tout.


8) Tenter de tenir correctement une progression cohérente.



9) Toujours me préoccuper des petits qui se font oublier parce qu'ils sont sages et bons.



10) Être plus compréhensive face aux petits chieurs.



11) Instaurer un esprit de groupe solidaire.



12) Décider enfin clairement ma reprise d'étude afin d'entamer au moins une licence LLCE anglais par correspondance pour septembre 2012.


13) M'entendre bien avec mes collègues, travailler conjointement avec eux.


14) Préparer des sorties plus originales



15) M'entendre avec tous les parents, mais les envoyer bouler si ils me font chier plus régulièrement aussi pour ne pas me laisser bouffer.



16) M'impliquez plus avec mes élèves en très grosses difficultés scolaires en instaurant des REE sans trop hésiter (Réunion d'Equipe Educative)



17) Prendre plus en compte mes élèves en situation de handicap (parce qu'à priori j'en ai au moins 1 voire 2...si ce n'est plus...) les inclure dans la classe comme des enfants à part entière autant que faire se peut.



18) Continuer mon projet perso sur la découverte du monde par le biais des langues étrangères: portugais, anglais, japonais eu moins... italien/coréen/ allemand/espagnol si j'ai le temps. Les sensibiliser sur la complémentarité de la différence (je me comprend xD)



19) Penser à un jour, instaurer un projet LSF (Langue des Signes Française)... Apprendre un chtouille la LSF cette année donc.



20) Toujours trouver du temps pour jouer avec eux sans penser forcément à leur faire rentrer un truc dans le crâne.



Et c'est déjà pas mal...

22 juillet 2010

Rassure-toi

J'écris sur ce que j'endure Les petites morts, sur les blessure
J'écris ma peur
Mon manque d'amour

J'écris du cour
Mais c'est toujours
Sur ce que je n'ai pas pu dire
Pas pu vivre, pas su retenir

J'écris en vers
Et contre tous
C'est toujours l'enfer
Qui me pousse
A jeter l'encre sur le papier
La faute sur ceux qui m'ont laissée

Ecrire, c'est toujours reculer
L'instant où tout s'est écroulé
On n'écrit pas
Sur ce qu'on aime
Sur ce qui ne pose pas
Problème
Voilà pourquoi
Je n'écris pas
Sur toi

Rassure-toi
J'écris sur ce qui me blesse
La liste des forces qu'il me reste
Mes kilomètres de vis manquée
De mal en prose, de vers brisés
J'écris comme on miaule sous la lune
Dans la nuit, je trempe ma plume
J'écris l'abcès
J'écris l'absent
J'écris la pluie
Pas le beau temps

J'écris ce qui ne se dit pas
Sur les murs, j'écris sur les toits
Ecrire, c'est toujours revenir
A ceux qui nous ont fait partir

On n'écrit pas qu'on manque de rien
Qu'on est heureux, que tout va bien
Voilà pourquoi

Je n'écris pas
Sur toi
Rassure-toi
J'écris quand j'ai mal aux autres
Quand ma peine ressemble à la votre
Quand le monde me fait le gros dos
Je lui fais porter le chapeau
J'écris le blues indélébile
Ça me paraît moins difficile
De dire à tous plutôt qu'à un
Et d'avoir le mot de la fin
Il faut qu'elle soit partie déjà
Pour écrire " ne me quitte pas "
Qu'ils ne vivent plus sous le même toit
Pour qu'il vienne lui dire qu'il s'en va
On n'écrit pas la chance qu'on a
Pas de chanson d'amour quand on en a
Voilà pourquoi, mon amour
Je n'écris rien
Sur toi
Rassure-toi
Tout ça pour dire que tout va bien, qu’il faudrait que j’écrive tout ce qui s’est passé à la fin de mon année scolaire, du moins un résumé, mais qu’il y a toujours une raison pour ne pas écrire… Pas mon blog en tout cas…

see ya!

11 mai 2010

Spectacle de fin d’année.


C’est marrant mais quand j’ai cherché une image pour illustrer cet article, je suis tombée sur ça…Et en grande section de maternelle, j’avais fait un spectacle sur le cirque et c’était moi l’ours! XD D’ailleurs au niveau de la tête, c’était trop grand et les oreilles penchaient violemment. XD
Brefouille XD
Chaque année, les profs s’enquiquinent à trouver ce qu’ils vont faire avec leurs élèves durant la kermesse.
Et à chaque fois c’est très souvent, soit une danse, soit une chanson.
Me concernant, ça sera un chanson pour mes CE1.
Pour faire original, j’ai décidé que cette chanson serait en langue étrangère.
Ba vous allez me dire, que ce n’est pas si original puisque beaucoup font des chansons en anglais pour les spectacles de fin d’année. Moi-même, il y a 2 ans avec mes grandes sections j’avais fait une chanson en anglais.
Cette fois ci, je m’attaque au japonais… Là c’est tout de même beaucoup moins courant.
Le seul soucis, c’est de trouver une chanson correcte pour des enfants de 7 ans, pas trop difficile, pas trop molle (parce que les mélodies douces pour des enfants pleins d’énergie de cet âge, je trouve que ça fait faux) et surtout pas un truc trop scolaire comme les chansons qu’on a tous appris en cours d’anglais au collège… beurk beurk!
Trouver une chanson adaptée c’est le parcours du combattant.
Alors finalement, je me suis dit que le meilleur moyen de trouver, c’est de faire appel à ce que je connais…
Et moi je connais les mangas! XD
Donc, j’ai trouvé la chanson parfaite, qu’ils chanteront en version longue avec 3 couplets, 2 refrains… à hauteur de 1 couplet et 1 refrain en français et le reste en japonais…
Voici donc la version japonaise et française de la chanson que mes élèves vont chanter pour le spectacle de fin d’année!




\o/ Ca va être fun!!!
Je suis tarée, enfermez moi!

08 mai 2010

Happy Birthday


J’ai eu cette chance de vivre, de vivre le premier jour de ma vie et de m’en souvenir… et je m’en souviendrais toujours…

Kanashimi no mukou kishi ni
Hohoemi ga aru toiu yo
Kanashimi no mukou kishi ni
Hohoemi ga aru toiu yo
Tadori tsuku sono saki ni wa
Nani ga bokura wo matteru ?
Nigeru tame ja naku yume ou tame ni
Tabi ni deta hazusa tooi natsu no ano hi
Ashita sae mieta nara tame iki mo nai kedo
Nagare ni sakarau fune no you ni
Ima wa mae he susume
Kurushimi no tsukita basho ni
Shiawase ga matsu toiu yo
Boku wa mada sagashite iru
Kisetsu hazure no himawari
Kobushi nigirishime asahi wo mateba
Akai tsume ato ni namida kirari ochiru
Kodoku ni mo nareta nara
Tsuki akari tayori ni
Hane naki tsubasa de tobi tatou
Motto mae he susume
Amagumo ga kireta nara
Nureta michi kagayaku
Yami dake ga oshiete kureru
Tsuyoi tsuyoi hikari
Tsuyoku mae he susume
Sur la rive opposé de la tristesse
Il y a quelque chose appelé un sourire
Sur la rive opposé de la tristesse
Il y a quelque chose appelé un sourire
Mais avant que nous ne puissions aller le rejoindre,
Y a t'il quelque chose pour lequel nous attendons ?
Pour poursuivre nos rêves, nous n'avons aucune raison de fuir
Nous devons continuer, jusqu'a cette lointaine journée d'été
Si nous le trouvons demain, nous ne pouvons nous réjouir
Car comme un bateau qui oppose la tempête
Nous devrons continuer à la franchir
Dans un endroit usé par la tristesse
Il y a quelque chose appelé un miracle qui attend
Nous continuons a chercher sans cesse
Pour le tournesol qui pousse à la fin du printemps
Le guerrier attend dans la lumière de l'aube
Avant qu'il ne puisse la serrer de ses ongles souillés, ses larmes brillent et tombent
Même si nous grandissons pour la solitude
Seulement en se fiant sur la lumière de la lune
Nous devons nous envoler loin avec nos ailes sans plumes
Juste aller devant, juste un peu plus loin
Comme les nuages de pluie se déchirent
Les rues trempées brillent
Bien que cela n'apporte que l'obscurité
Une puissante, puissante lumière
Nous pousse toujours à continuer

Je crois qu’il n’y a pas meilleure chanson pour illustrer ce que je ressens.
Je suis quelqu’un qui ne crois pas au hasard. Je pense que si quelque chose arrive c’est qu’elle devait arriver. Vous savez c’est comme cette fameuse chanson que tout un coup vous avez en tête, et au moment où vous allumez la radio, elle est là. C’est valable pour les bonnes et les mauvaises choses.
Alors que je me préparais pour faire un brin de ménage, j’ai allumé Itunes qui est toujours en aléatoire et je suis tombée sur cette chanson. Je connaissais la traduction de ses paroles et le destin a voulu que sur ma bibliothèque Itunes, où il y a plus de 2500 musiques, je tombe sur elle aujourd’hui. Et comme à chaque fois que j’écoute cette chanson, les larmes coulent, sans que je ne puisse faire autrement.
Cette chanson, je l’ai découverte en regardant le drama Ichi Rittoru no Namida (textuellement 1 litre de larmes)… Drama qui porte très bien son nom. Je vous laisse le découvrir seul si ca vous intéresse… On pleure forcément (et je suis résistante pourtant) mais il vaut le coup d’être vu.
Il y a un an, jour pour jour, je renaissais… Et si ce n’est pas ma date de naissance, c’est peut être la date la plus importante de ma vie. Et je suis persuadée, que toute les années qui suivront, je penserai à ce jour, en pleurant, comme je suis en train de le faire.
Aujourd’hui, cela fait un an que j’ai emménagé dans mon appartement et qu’après un dernier antidépresseur, j’ai jeté encore une boite à moitié pleine à la poubelle et placé une autre boite neuve dans la boite à pharmacie de chez mes parents où elle n’a plus bougé depuis. Je me rappelle encore avoir avalé le verre d’eau pour prendre le cachet alors qu’on démontait mon lit à l’étage pour l’apporter chez moi. J’avais décidé ce jour là que quoiqu’il arrive, je ne devais plus jamais avoir cette sensation de devoir dépendre d’une pilule pour être heureuse… Et que cette pilule ne franchirait pas la porte de mon nouvel appartement. J’avais prévu que cela devait être le premier jour de ma nouvelle vie qui commençait.
C’est tellement symbolique pour moi que cette date commémore la fin d’une guerre, parce ce que c’est aussi la fin d’une guerre pour moi. Une guerre avec moi même.
Je ne sais pas si on peut comprendre cette sensation quand on ne l’a pas vécu.
Depuis toute petite, je ne supporte pas de paraître faible aux yeux des autres et je ne supporte pas de montrer ma peine et ma souffrance parce que je pense qu’il y a des choses tellement plus graves et importantes.
Quand j’étais petite, mon frère était insupportable et jusqu’à ce qu’il ai trouvé celle qui est devenu ma belle sœur, mes parents ont eu beaucoup d’ennuis avec lui, que ce soit à cause de sa santé ou son comportement. Je crois que j’ai pris conscience que cela faisait de la peine à mes parents très très tôt, si bien que j’ai toujours été très sage et indépendante parce que je ne voulais pas leur créer de problèmes… Et plus que tout, leur faire de la peine était la pire chose qui aurait pu m’arriver. Je tentais d’être une fille modèle, ravalant ses petits problèmes de petite fille et d’adolescente, craignant que le moindre faux pas, ferai s’écrouler une montagne sur ma tête.
Alors aussi bien scolairement que dans mon comportement, j’étais irréprochable. Je m’empêchait tout écart, toutes bêtises, toutes les choses que tous parents vous interdit de faire et tout ce qui aurait pu leur faire de la peine.
Avec le recul, je pense que je me suis empêchée de vivre… C’est peut être pour ça que j’aime encore tous les truc un peu enfantin…
Quand j’étais petite et que je ramenais un bon carnet à la maison, ma mère m’a toujours offert un livre. Et du haut de mes 7 ans, je me souviens qu’une fois ma mère m’a offert un livre très moche et très bébé suite à une bon carnet. A chaque fois, je souriais, je remerciais ma maman… Mais moi, il ne me plaisait pas ce cadeau… ça faisait juste plaisir à ma maman et c’était bien. Mes copines, me montrait le lendemain leur album panini du dernier Disney sortit à l’époque. Mon livre était sous mon lit, chez moi.
Quand j’étais au collège, il y avait une réunion avec certains profs avec qui les parents prenait rendez vous. C’était peut être un des seuls caprices que j’ai fait étant adolescente: j’avais demandé à mon père d’aller voir certains de mes profs… ce n’était pas obligatoire à l’époque… Et mon père est allé voir 5 de mes profs pour me faire plaisir… J’ai bataillé pour qu’il le fasse! Tous mes profs ont dit la même chose. J’étais excellente dans toutes les matières à l’époque. J’avais une moyenne générale de 17.5 avec 19.5 de moyenne en math. Bref, les entretiens duraient 2 minutes à tout cassé… Je me rappelle même que ma prof de SVT et prof principale à l’époque a dit à mon père “Je ne vois pas pourquoi vous êtes venu… Il n’y a aucun problème!”. D’ailleurs, mon père m’a dit lui même en partant du collège “Ba… si c’est toujours comme ça… Inutile que je revienne…”
Et il n’est plus revenu.
Je crois que j’ai jamais aussi bien compris les gamins qui piquent des crises pour recevoir un peu d’attention… Je les envie. J’aurais aimé avoir la force de dire ce que je pensais et de m’exprimer quand j’étais petite au lieu de ravaler ce que je pensais réellement.
Alors ce matin du dernier cachet, je ne savais pas ce qui allait m’attendre. Est ce que j’allais supporter le fait de vivre seule? Est ce que j’allais arrivé à me prendre en main et m’occuper de moi?… J’aurai pu me poser ces questions mais en fait, elles ne m’ont même pas effleuré l’esprit. J’arrivais à être optimiste… Et ce n’était pas à cause de mes pilules. Tout ce que je pensais c’est qu’à cet instant, je pouvais être comme je le voulais et plus personne ne pouvait me dicter ma conduite. Que je vivais pour moi et non pour faire plaisir aux autres.
Finalement au bout de quelques mois  dans mon chez moi, je me suis rendu compte qu’en fait, hormis cette nouvelle ligne de vie, tout était pareil… J’avais tellement été indépendante depuis toute petite qu’à part le fait de faire mon ménage seule, ma lessive seule, ma vaisselle seule… Rien avait changé. J’ai toujours été seule et plus que jamais, je n’avais pas besoin de me raccrocher à qui que ce soit pour continuer à vivre…
Depuis ado, j’ai toujours considéré 2 types de personnes: Celles qui vivent pour eux et celles qui vivent pour les autres. Je me suis toujours considérée comme étant de la deuxième catégorie. Ma vie en elle même n’était pas importante, elle devait servir pour ceux qui en valait la peine… C’était un peu ma philosophie de vie… Je me suis même dit que je n’étais pas quelqu’un qui avait droit au bonheur et que les miettes de bonheur des autres me contenterai pour continuer mon chemin.
En fait, cette image que j’avais de moi, je la répugne a présent. J’étais une collabo…
Le 8 mai dernier, j’ai pris en main ma vie de révolutionnaire et j’ai atteins l’autre rive opposée à celle de la tristesse.
Aujourd’hui, j’ai toujours peur de ce qu’on pense de moi. J’ai toujours peur de mal faire. J’ai toujours peur de faire de la peine consciemment ou inconsciemment à quelqu’un parce que je ne crois pas qu’on peut être pleinement heureux sans aucuns problèmes ni soucis, mais je ne regrette plus mes décisions. Elles ne me torturent plus l’esprit.
Et quand je prends une décision, je ne la prends plus en fonction des autres mais en fonction des mes propres besoins. Et c’est pour ça que certains ont disparus de ma vie… Ils me créaient plus de souffrances que de bonheurs et je ne peux plus vivre avec plus de souffrances que de joies.
J’ai même réussi à dire à mes parents que toutes ces choses que j’attendais de leur part étant petite, je ne les avais pas eu… Mais bon ce n’étais pas de leur faute. C’étais parce que j’étais comme ça…
J’étais… comme ça…
J’étais.
Est ce que je suis heureuse aujourd’hui? Je ne vais pas dire oui parce que le terme est tellement fort pour moi que je me demande si vraiment c’est quelque chose d’atteignable. Je ne suis pas malheureuse en tout cas, c’est certain.
J’utilise un autre terme qui me fait sourire parce que j’en ressens les moindres vibrations de joie quand je prononce ces mots.
Aujourd'hui, je vis.

13 mars 2010

100

 
Ca c’est le nombre d’élèves différents que j’ai eu cette semaine. Chaque jour, une classe différente… 25 élèves par classe… grosso modo, depuis le début de l’année j’ai du avoir dans les 500 élèves dans dix écoles différentes.
Finalement j’ai vu un peu de tout. Le pire comme le meilleur, mais à vrai dire ce qui est le plus marquant c’est très souvent le pire. A vrai dire, je commence à m’y habitué à ce statut de ZIL et ça ne me dérangerait pas de continuer. Surtout économiquement parlant.
Donc du coup, vu qu’on formule actuellement nos voeux pour l’année prochaine, je me tâte un peu. J’aimerai me rapprocher de chez moi et aller à l’école à pied, surtout qu’au bout de ma rue, il y a une maternelle où un poste se libère et que c’est très tentant. Maintenant vu qu’officiellement ça ne fera que 4 ans que je suis enseignante en septembre, j’aurai du mal à avoir le poste. J’aurai d’autant plus de mal que c’est un quartier très bobo et donc très prisé. Et puis d’un autre côté, je crache pas sur la prime de déplacement en tant que ZIL, prime qui pourrait être compensé par le fait de faire les cantines à midi ou l’étude le soir, mais bof les heures sup’.
Pleine réflexion en perspective…
Donc j’ai pas fini de faire mes vœux… parce qu’en plus concernant le projet Jules Vernes et l’année à l’étranger, c’est tomber à l’eau… Il faut un projet et montrer l’avantage de ce projet dans le cadre de l’école où on travaille… sauf que je suis sans école fixe!
Et comme je continuerai bien mes études faut que j’ai aussi du temps pour du travail perso… donc zil c’est mieux…
D’un autre côté, avoir sa classe et ne plus bougé tout le temps, avoir vraiment une équipe péda et des collègues c’est super aussi…
Humpfr…
Je sais pas quoi faire…
Et puis y’a un autre truc: Si je suis dans une mater, que je fais l’étude dans l’élémentaire et que je fais une licence… Quand est ce que je vis? Non parce que même si je fini vieille fille seule avec son chat, je veux quand même voir mes copains. \o/

04 mars 2010

Méchante


Je dois dire qu’en ce moment, j’ai l’impression que pas mal de gens me considère comme méchante. Je ne parle pas de mes élèves mais vraiment d’adultes. Je pense qu’il y a quand même erreur d’interprétation la plupart du temps.
Si je critique le comportement de quelqu’un devant lui de manière un peu brusque alors que cette personne ne m’a rien fait, on me dit méchante.
En fait je veux juste lui botté les fesses pour que cette personne ne fasse pas de conneries.
Si j’écarte certaine personne de mon entourage, on me dit méchante.
Egoïste, peut être plutôt… En même temps, peut-on me le reprocher d’éloigner des personnes qui me semblent être nuisibles, profiteuses, amorales? Je pense que c’est ma dépression qui m’a forcé à éloigné ces gens parce que je ne veux pas me complaire de ma maladie. Je dois avant tout me préserver surtout à une période de ma vie ou certaine personne de mon entourage me font souffrir plus ou moins inconsciemment. La plus grande crainte qui m’assaille c’est de retomber dans les noirs tréfonds de la maladie… Le reste m’importe peu. Je préfèrerai me casser une jambe…
La vérité c’est qu’en général, je ne comprend pas comment on peut devenir mesquin au point de soupçonner les gens de complots pour conquérir le monde (leur monde plutôt… extrêmement limité pour la plupart… et virtuel qui plus est…) et même si dans le cas où on me croit méchante, je ne comprends pas comment on ne peut pas essayé de comprendre la situation alors que je suis prête à répondre à toute les questions.
En général, je m’éloigne des gens que pour de très bonnes raisons. Et la seule chose qui me fait regretter cette situation, ce n’est pas ma décision de dire les quatre vérités à ces gens, ni même de m’en éloigner volontairement, mais la nostalgie d’avant…
Cette nostalgie fut suffisante pendant un temps pour pardonner.
Depuis, j’ai été dépressive.
La différence c’est que je suis toujours nostalgique pour certains, mais pas pour d’autre.
Pour deux personnes.
L’une était ma conseillère pédagogique d’il y a deux ans. D’ailleurs si j’ai pondus cet article c’est encore à cause d’elle. Elle me hante encore deux ans après.
Par un élan surement un peu masochiste, je suis allée sur le site de la circonscription où je travaillais et j’ai été voir l’équipe de l’inspection. L’inspectrice de l’époque a qui j’avais téléphoné en pleurs alors que j’étais sous anxiolytique, celle qui m’avait proposé de changé de conseillère alors qu’à ce même moment je ne savais pas encore que mon état psychologique allait m’obligé à rester chez moi jusqu’à la fin de l’année, a quitté la ville.
La conseillère pédagogique est là, elle. Et son attitude persécutrice sévit encore… Et si je le sais c’est que j’en ai encore des échos. Une AVS dans la dernière école où je travaillais m’a dit qu’une de ses amies exerçait dans une des écoles de cette ville et qu’elle était particulièrement persécutée par la conseillère pédagogique.
J’ai de la peine pour ses victimes. Car même si je ne suis pas l’instit parfaite, même si j’ai fait des erreurs, Elle n’avait aucun droit de me détruire à ce point. Elle n’avait rien d’une conseillère, comme elle n’avait rien de pédagogique.
Malgré tout, j’ai l’impression d’avoir fuit à cause de ma maladie. Qu’elle a gagné.
Et je dois dire, que j’aime avoir le dernier mot. Du moins, j’aime que les choses se terminent clairement et non en point de suspension.
Et une autre torture m’envahie. Parce qu’outre la photo de cette personne au large sourire, ne dénotant pas toute la perversité qu’elle cache, il y avait une adresse mail. Son adresse.
Je ne cache pas que j’ai une profonde envie de lui écrire. Pas pour déverser mon venin. Pas pour l’insulter. Mais parce que j’ai une profonde foi en l’humain et que je me dis que peut être, si je lui décrivais le calvaire que j’ai vécu, peut être que si je lui faisait remarquer la souffrance qu’elle peut causer, alors oui… Peut être que d’autres ne souffriraient plus et qu’elle comprendrait.
Cependant, les paroles de mon psy à l’époque, me reviennent comme un boomerang. Je lui avait dit que j’avais envie d’une explication et il me l’a déconseillé en me disant que cela me ferai plus de mal que de bien et que de la façon dont je la décrivais, cette situation pourrait tourner en ma défaveur. Que de lui dire ma souffrance, ne servirait qu’à flatter son égo perfide de destructrice et qu’elle ne ferait que d’enfoncer un peu plus un pieu dans mon crâne. Et enfin, que parfois, une situation en point de suspension était préférable à un point final et le vide qui s’en suivait.
Je veux le faire ce mail. Je le ferai. Mais je ne m’en sens pas la force. Pas encore. Même si d’autres souffrent, je dois penser d’abord à moi.
Ca c’était de la vrai méchanceté. De la cruauté. De la persécution mentale.
Les personnes les plus terrifiantes sont celle qui vous détruisent sans aucune raisons réelles et sans explications, parce qu’elles laissent derrière elles un trou béant: Le doute et l’incertitude. Ce vide incohérent qui pour nous, être de raison, est insupportable. Parce qu’il y a forcément une raison à tout et que la méchanceté pure, destructrice et démesurée ne peut avoir comme origine une situation proportionnellement importante…
Hors, on oublie vite que la méchanceté est très souvent gratuite. Et c’est souvent celle ci qui est destructrice et surtout irrationnelle.
Alors qu’on me dise méchante, cruelle, vindicative, horrible… Ca me fait doucement rire…

25 février 2010

Mes rêves d’enfant


Photo0252 Je renonce pas à ce rêve encore et d’ailleurs, j’attends toujours la demande en mariage du prince William… quoique je dirai pas non à son roux de frère :D… Je crois qu’on a tous rêvé petite fille d’être une princesse :P
Photo0250 C’est déjà le cas non? Oui bon… mon style c’est mon style… je suis tendance pour moi :D
Photo0246 Ca pareil: j’ai pas renoncé! et puis je ne me débrouille pas trop mal en dessin (ce qui fait que je n’imprime plus de coloriage en mater par soucis d’économie, je fait un dessin et les gamins colorie… Et puis il y a différent genre d’artiste ^^
Photo0244 William? Harry? XD
Ba question délicate… pourquoi devoir vivre avec quelqu’un après tout. On peut être heureux seul… Bon des fois, le célibat ça empêche de se rendre dans des “super fêtes” avec “des super couples”… hum… ca devient grave, je me fais des private black joke à moi même. J’ai horreur des CPDGBC (Clubs Privés Des Gens Biens Casés) qui pense que tout célibataire est un déviant anormal alors que depuis toute petite j’ai toujours su que je vivrai seule au moins un moment dans ma vie. D’ailleurs dans tous les films, rares sont les héros et héroïnes qui quittent popa moman pour s’installer avec conjoint directement!
Photo0248 DONE!
Voici donc ce que ça donne dans mon couloir!
Photo0253
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Toiles de Isabelle Kessedjian

11 février 2010

Quand on vous dit qu’on est fatigué et que les vacances scolaires ça sert…


Aujourd’hui, ma mère s’est fait renversée par une voiture… Elle a une fracture ouverte du bras et doit se faire opérer. Elle a eu peur, a pas un super moral et c’est assez douloureux malgré le fait qu’elle soit shootée à la morphine, mais ça peut aller.
Elle s’est fait renverser… par un collègue prof…
Mamam (en mode shootée): Si tu peux, prends les transports… c’est mieux!
Baaa… j’ouvrirai grand les yeux… et je vais juste être encore plus prudente…et me coucher tôt

21 janvier 2010

Si j’avais un marteau…

cadres
En cette belle journée de grève, j’ai décidé de faire du bricolage. J’ai un robinet qui fuit mais je suis pas l’as de la plomberie. Alors en attendant l’arrivée de Super Papa ce week end pour faire deux trois petits travaux, je bidouille un peu et je colmate provisoirement.
Oui parce que j’aime le bricolage mais ce que je fais c’est plutôt du bidouillage en attendant mieux. C’est comme ma table basse qui est au moins aussi âgée que moi et que j’ai récupéré chez mes parents. Je rêve de la customiser un peu mais alors j’ai tellement peur que ça fasse laid.
En tant qu’instit faut dire qu’on bidouille beaucoup… surtout en maternelle. Parce que concrètement faut des sous pour bricoler avec du matériel donc on fait beaucoup de bidouille avec les moyens du bord.
A terme faudrait que je copyright le verbe “bidouiller” avec pour définition “manière de bricoler avec peu de moyen relier souvent aux professeurs des écoles”.
Bref cet aprem, fallait que je fasse un tour à Alinéa pour une petite tour ou mettre mes CD. (c’est surtout que j’en ai déjà une identique et qui est pleine). Ensuite en rentrant chez moi, j’ai monté ma petite tour. Et tout en bidouillant, je me suis fait la réflexion que vraiment, j’adorais ça, mais égoïstement. Ce que je veux dire c’est que j’adore bidouillé et monter les meubles surtout quand c’est pour moi et que je serai la seule à en profiter. Ca m’a rappeler tous le bordel de mon emménagement. J’ai adoré les travaux même si à la fin on en avait marre et qu’on était crevé.
Bref j’ai bidouillé ma tour pour mes CD, j’ai bidouillé mon robinet et puis j’ai fait un brin de ménage que je continuerai demain soir parce que j’en ai marre XD
Tout ça pour dire que j’ai trouvé ces supers cadres à Alinéa (le montage photo en illustration) et que concernant les 4 premiers je vais les avoir bientôt dans ma cuisine… Oui bientôt… j’ai craqué dessus mais j’ai du me faire violence parce que pour l’instant j’ai pas trop les moyens, ce qui est un véritable miracle pour moi parce que je ne me prive jamais en général et là c’est dur! Je suis resté un quart d’heure devant en train de me dire “Ba la paye va tomber la semaine prochaine, ça passera normalement… oui mais c’est pas raisonnable… ra… RAAAAHHHHH JE ME CASSE D’ICI VITE FAIT SINON JE VAIS CRAQUER!”
Je trouve que ces cadres me ressemblent tellement :D

06 janvier 2010

Reprendre les transports en commun ça a du bon!


Je dois dire que je ne suis pas mécontente d’avoir du prendre le bus pour aller travailler hier. Finalement c’est pas si mal et c’est presque aussi long que si j’avais pris ma voiture.
Ca m’a fait prendre conscience d’une chose: J’adore observer les gens dans la rue. Je suis pas une voyeuse, c’est juste que je trouve que les expressions de visages ça peu en dire long sur les gens. En tout cas je me l’imagine.
Généralement, les gens font la gueule en transport, mais si on s’attarde un peu, ils ont des petites mimiques.
J’ai pris pendant des années les transports en communs et je ne me suis jamais attardé comme ça sur les expressions et sur ce que dégage les gens. Je pense que le boulot d’instit aide. Faut dire que je prends beaucoup de temps a observer les élèves et peut être que ça joue un peu.
Et puis j’y prends goût et du coup, aujourd’hui, j’ai observé un truc marrant.
Je suis partie au centre commercial pour ce premier jour des soldes et il y a un phénomène assez drôle pendant cette période: Ce que j’appellerai: “Le stationnement des mecs casés blasés”
Vous savez quand un couple se forme, et si il se retrouve à faire du shopping, ça fait pas spécialement plaisir au type, mais il aura tendance à suivre sa copine dans le magasin.
Quand le couple est assez rodé, le type dira: “Vas y, je t’attends dehors!” et vous verrez, c’est fou le nombre de mec qui attendent devant  les magasins de gonzesses, chaussures, fringues…
Pour parler un peu plus crument c’est comme si le couple arrivait au centre commercial, stationnait la puis, en parcourant la galerie, la fille s’arrête devant une vitrine, stationne son mec et rentre faire ses emplettes.
Du coup, tous le long de la rambarde face aux magasins, y’a une guirlande de types, avec ou sans caddie, avec ou sans les mioches qui parfois papotent entre eux.
Je trouve ça terriblement triste et pathétique cette vision du couple. Pourquoi trainer son mec durant les soldes alors qu’il aime pas ça et que visiblement ça le fait chier? Foutez leur la paix à ces pauvres types! Vous pouvez pas faire les soldes toutes seule?
J’exècre vraiment cette vision du couple qui se sépare jamais en faisant éprouver à l’autre des trucs qu’ils aiment pas. J’aime trop ma liberté pour trainer un type en course et je vois pas pourquoi on me forcerait… je sais pas moi… à choisir des accessoires de tunning!
Et vous savez quoi le pire?
Quand j’avais 10/12 ans ma mère et mon frère faisaient les soldes parce que mon frère voulait un  manteau en cuir. Du coup, ils m’ont laissé dans la galerie avec le caddie devant un autre magasin le temps de faire 2/3 boutiques.
C’est à ce moment là, que la boutique devant laquelle on m’avait stationné, a fait une promotion exceptionnelle qui durait 20 minutes et qui avait été annoncé au haut parleur dans toute la galerie marchande. Une marée humaine m’a entouré très rapidement, m’a bousculé et j’en ai presque suffoqué. Quand ça c’est calmé, mon frère et ma mère m’ont récupéré et j’ai fondu en larme tellement j’avais eu peur.
C’est vraiment trop cruel de laisser stationné son mec dans une galerie pleine de “shoppeuse” en folie.

04 janvier 2010

Je suis une imbécile ou alors je suis toute chamboulée

Aujourd’hui j’ai travaillé dans l’école où j’ai eu la classe de CLIS et l’AVS super sexy qui n’était pas là aujourd’hui mais qui sera là demain.
Et justement demain, j’y retourne! :D
Par contre aujourd’hui, j’ai laissé la voiture dans le parking… qui ferme la nuit et ouvre demain à 9h… Me voilà obligée de prendre les transports… Dieu merci je sais dans quelle école je suis!
Mais, je suis une gourde imbécile T_T

Pourquoi j’ai rêvé d’un type parfait en talon aiguille?

Voilà… C’est un signe du destin XD

01 janvier 2010

Happy new year!


Une année se termine et une autre recommence. Contrairement aux années précédentes, je n’ai pas pris de résolutions. Pourquoi attendre la nouvelle année après tout?
J’ai beaucoup pensé, beaucoup réfléchis. Le temps passe et je vais vivre au jours le jours à présent. Ce qu’y pourrait s’offrir à moi, c’est ce que je voudrais y mettre. Je vis de mes journées de classe, de mes amis, de mes rêves absurdes. Tiens d’ailleurs cette nuit je rêvais que  je faisais une télé réalité où on testait mes capacités de tolérance vis a vis d’un éventuel homme de ma vie. L’un d’eux était un espèce de type un peu trop renfermé à mon gout et qui s’amusait a dormir dans un cercueil (quel terrible jeu de mots) et l’autre était terriblement parfait, beau, intelligent, intéressant et plein d’humour si ce n’est qu’il portait des talons aiguilles et qu’il ne portait que ça comme chaussures, ce qui fait qu’il était très maladroit et se cassait très souvent la gueule… Et finalement j’acceptais d’être avec lui malgré ça… mais c’était plus un ami en fait… bizarre comme rêve XD
Je n’ai pas envie de prévoir ce qui se passera tout simplement parce que je sais qu’il y a certaines choses qui se passerons et qui ne vont pas me plaire comme mon chat qui commence, je pense, à perdre un peu de sa vue… très légèrement d’après ce que je peux constater mais il est déjà vieux ça empirera. En fait, je vais me contenter de mon métro boulot dodo et je veux me satisfaire de ça et de faire ce que je veux, quand je le voudrais. Je veux me sentir plus libre de mes choix et de mes envies. Ca ne signifie pas que j’ai pas d’ambition, juste que je ne veux pas me prendre la tête sur le fait que je suis bientôt trentenaire célibataire et que c’est “pas bien” dans notre société actuelle…
Y’a qu’a constater. Cette nuit alors que je faisais la bise à tous le monde, la première personne m’a dit “Bonne année, bonne santé, plein d’argent”. Je me suis dit “ah ba plein d’argent là, je dois dire que ça m’arrangerai…” et après les prochaines personnes ça a été “Bonne année… je te souhaite de trouver l’amour” ou “Bonne année… je suis sure que tu te trouvera un mec cet année, je le sens” ou “Bonne année… et l’amour surtout”…
Je dois dire que ça fait beaucoup et j’ai balancé haut et fort “Mais qu’est ce que vous avez tous?”
Non franchement je me pose la question: le célibat me rend désagréable?
Bon alors?
Souhaitez moi plutôt de gagner au loto et là j’aurai ce que je veux! Pourquoi tous le monde pense que je veux un mec ou que je veux me caser…

23 décembre 2009

Merry X-mas


Parce que je n’aurai probablement pas le temps de le faire demain, je souhaite à tous mes visiteurs, amis, collègues et simples curieux, un très bon réveillon de Noël et un bon Noël à tous.
Le nombre de visiteurs uniques à plus que doublé en un an et le nombre de pages lues quotidiennement dépasse 150 pages, jusqu’à 400 parfois. J’espère en tout cas que mon expérience personnelle pourra réconforter et aider certains collègues (parce qu’ils faut bien le dire, j’en ai eu des galères… et si ca peut aider tant mieux!) aider certains parents à comprendre où évolue leurs marmots et à se dire qu’il n’y a pas de parents parfaits… quand à ceux qui sont ni l’un ni l’autre… J’espère qu’au moins mes âneries vous amuse :D.
J’ai un article en attente sur à quoi ressemble une journée de remplacement quand je joue à la perfection mon rôle de bouche trou de l’éducation nationale pour une seule journée avec une classe. Des petits trucs pour collègue Zil… D’ailleurs je suis preneuse de bonnes idées aussi :P N’hésitez pas!
Joyeux Noël!

21 décembre 2009

Est ce vraiment indispensable?


*Aujourd’hui, je vais chercher ma mère pour course de Noël de dernière minute… quand tout à coup, dans la voiture…*
Maman: Tu sais Sandrine, Il serait peut être temps que tu te trouves un copain. Bientôt tu seras trop vieille! Ca serait plus facile pour toi!
-_-‘
Moi: Maman, je vais pas non plus prendre le premier venu tout ça parce que en ce moment j’ai eu une petite tuile financière imprévue (petite tuile d’une valeur de 900 euros quand même) . C’est pas pour cette raison qu’on se case en général…
Maman: Oui mais si t’étais pas toute seule ca serait plus facile.
Moi: T’as jamais pensé que je suis bien comme je suis là? Personne me casse les pieds, je fais ce que je veux.
Maman: Oui mais c’est pas bon de rester tout seul.
Dans le passé, je me suis beaucoup plainte de mon célibat. Aujourd’hui c’est très très loin d’être une préoccupation pour moi. Je vis très bien le fait d’être seule… Mieux encore, je n’ai pas envie de m’embarrasser de quelqu’un et je me vois très mal avec quelqu’un… d’autant plus que je ne ressens pas  grand chose et que je n’ai jamais rien ressenti qui puisse ressembler à des sentiments amoureux plus en avant qu’un simple béguin qui s’évanouie assez rapidement.
Les gens me disent “tu verras ça viendra”…Mais j’ai 27 ans maintenant et… encore faut il que je l’attende…
Mais plus j’avance en âge et plus je me demande pourquoi tous le monde trouve ça si nécessaire? Je suis heureuse sans… je pourrais vivre longtemps de cette manière encore sans que cela ne me manque je pense. A vrai dire, j’en suis venu à me dire que notre société bourré de préjugé nous dit comment on doit vivre et que tout est fait pour que cela nous manque.
En tout cas, pour moi, la question ne se pose pas. Je n’ai ni la volonté, ni l’envie d’avoir quelqu’un dans ma vie. J’ai bien d’autres projets et une envie subite d’être égoïste. De toutes manières, me préoccuper de la vie des autres ne m’a apporté que des ennuis dernièrement. Plus on s’occupe de quelqu’un et plus ces personnes s’attendent à ce qu’on s’occupe d’eux, jusqu’à nous nuire consciemment ou inconsciemment. Dès qu’on à le malheur de leur faire comprendre à ce moment là qu’on veut penser à son propre confort personnel, on devient odieux…
Dans toutes relations, amicales ou amoureuses, le tout ce n’est pas de penser à ce que l’autre peut nous offrir mais d’abord à ce qu’on peut offrir à l’autre… Mais les gens sont tellement égoïstes que ça ne se passe jamais comme ça, en tout cas, me concernant. Alors maintenant je fais l’impasse et j’attends: si on est prêt à m’offrir certaine chose, alors j’offrirais à mon tour… Ca pourrait prendre 5, 10 ans… ca ne viendra peut être jamais… mais je m’en balance :D Il y a aussi beaucoup d’avantage à l’indépendance. ^^

13 décembre 2009

I have a dream…



*en mode rêve à la con *
Lieu: grande allée pleine de fleurs avec plein de sièges sur les côtés, un mec au fond de l’allée et ce qui peu ressemblé à un prêtre…
Je suppose donc que je me marrie… bon… J’arrive à voir le visage de personne... J’aimerai bien connaitre le mec quand même… marche nuptiale, avançage dans l’allée et tralala. Les gens autours ont des visages flou.
J’arrive devant le prêtre, visiblement vieux mais le visage est toujours flou. Je me retourne vers le type qui lui, n’est pas flouté du tout… Et je le reconnais!
Je lève la tête en l’air.
Moi: Subconscient à la con! Tu me fais faire vraiment des trucs bizarre! Tu pourrais me fiancer avec lui d’abord… je sais même pas ce qu’il vaut ce type alors franchement me marier! Si ca se trouve c’est un gros looseur! Je suis même pas sortie avec lui alors ne me fait pas penser que je pense à me marier avec lui… Connard de subconscient!
*Le type à côté de moi fait la tronche et les invités s’exclament tous de mon discours*
Moi: Oh ca va! La ferme! Vous êtes tous de mèche aussi alors!
Le marié: Mais chérie!
Moi: Toi t’es là parce que je lis trop de guimauverie! Alors ta gueule!
Je crois que mon voisin du dessus a pas du comprendre pourquoi j’étais morte de rire à 4 heure du mat’.
Par contre en me réveillant, j’ai oublié qui était le marié XD

12 décembre 2009

Lovely December


J’aime le mois de décembre.
Depuis un an, alors que je savais que j’allais déménager, je n’avais qu’une hâte: me retrouver chez moi, durant les vacances de Noël, avec un sapin, devant la télé et avec une bonne tasse de thé chaud. Je pensais déjà à la neige tombant devant ma fenêtre. Je voyais la rue se recouvrir d’un tapis blanc avec cette espèce d’ambiance silencieuse extraordinaire qu’offre la neige en hiver: une paix, un silence et un apaisement total sous les éclairages de guirlande lumineuse municipale. J’entendais à peine les crissements étouffés des pas dans la neige et les quelques exclamations des gosses amorçant une bataille de boulle de neige dans le parc voisin. A vrai dire, j’en ai beaucoup rêvé.
A part la neige qui me manque un peu, tout est à peu près comme il faut. J’ai hâte qu’elle arrive enfin. Je ne me lasserai jamais de m’installer devant ma fenêtre et de regarder la neige tomber je crois. C’est presque irréel ce que la neige peu produire dans une ville lorsqu’elle est toute fraîche. Comme si le temps s’était arrêté.
J’aime l’été et la chaleur, mais j’aurais tellement aimé qu’il puisse neiger toute l’année.
Aussi ce n’est pas tant l’ambiance de Noël que j’aime, c’est vraiment cette période de l’année et l’effet qu’elle a sur les gens.
Si l’hiver dernier a été assez difficile pour moi sur certain point, ça a été aussi une des périodes les plus décisive de ma vie. J’ai dû user de beaucoup de forces alors qu’il ne m’en restait plus beaucoup, Je me suis accrochée au moindre branche qui était à ma portée alors qu’il y en avait peu, mais j’avais cet espèce d’espoir et j’avais été beaucoup portée et soutenue. Assez pour me dire que tout ça n’était qu’éphémère et que les problèmes qui me tombaient dessus, aussi énormes me paraissaient ils, allaient forcément s’arranger et qu’on m’aiderait.
C’est aussi et sans aucun doute durant l’hiver que je pleurerais le plus dans ma vie à présent et peut être pendant plusieurs années.
L’hiver 2007/2008 marquait le début de ma dépression coïncidant évidement avec le harcèlement morale de la Conseillère péda dont j’ai complètement oublié le nom à présent. J’ai tenté de m’en souvenir en vain… Je crois que mon inconscient veut l’enterrer définitivement. Elle a cessé d’être cette obsession et cette crainte qui m’envahissait continuellement. Cette trouille qui me bouffait moralement et physiquement quotidiennement. J’y pense encore, mais plus dans les mêmes conditions. Ce dont je me souviens ce n’est pas de ses remontrances, de ces critiques, de ce harcèlement. Je ne me souviens que de l’épave que j’étais et de l’absolu détresse où je commençais à sombrer. Je me souviens de cette torture à mon esprit, de mon éternel questionnement sur moi même. Je me trouvais incapable, submergée, irresponsable et définitivement nulle et bonne à rien. Je me souviens d’avoir été seule et d’attendre désespérément de l’aide de ceux qui comptaient pour moi, avec un semblant de bonne humeur que je pouvais encore montrer… Une apparence qui fait que personne n’a vu le profond désespoir où je m’enfonçais. Tout ce qui a suivi dans ma vie durant cette hiver était une accumulation de conneries.
Quand à décembre 2008, il a été marqué par un seul évènement majeur dont je me souviendrais très longtemps. Le jour où a été formulé pour la première fois le mot “guérie” par mon médecin même si il n’est pas réellement approprié. Et si je suis née en juin, décembre est à présent un deuxième anniversaire à fêter.
Il faut 3 ans sans rechute pour déclarer officiellement un dépressif comme guéri. Dans quelque jour, je soufflerai ma première bougie.

09 décembre 2009

Coincidence ou traquage?


Lundi: remplacement dans école pourrie où je suis passée l’année dernière…
*Arrivée à l’école*
Une élève au loin: Oh maîtresse!
Quand on est ZIL, il arrive qu’on retourne dans les mêmes écoles et forcément on peut retrouvé d’anciens élèves… dont vous ne vous souvenez jamais du prénom parce que vous devez en retenir 25 par jours déjà et que la mémoire n’est pas extensible à ce point.
Les seuls dont vous vous souvenez c’est soit parce que vous avez eu les gosses en remplacement long soit parce qu’ils ont été assez chieurs pour marquer les esprits.
Dans ce cas là il s’agit des 2.
La première élève que j’ai aperçue était une de mes élèves de mon congé long de l’année dernière dans ma classe de CE2 qui a déménagé. Elle j’étais contente de la voir. Le deuxième, c’était le chieur qui m’avait pourri ma classe pendant la semaine ou j’ai remplacé leur maîtresse une semaine. Un gosse de 10 ans qui sait pas poser ses fesses sur sa chaise plus de 5 minutes et qui ponds conneries sur conneries tout cela en couvant une quinzaine de conneries à venir. Bref un petit merdeux qui aurait eu un potentiel monstre scolairement si c’était pas un petit emmerdeur de première.
La question était de savoir: Allais-je remplacé le CM1 avec une ancienne de mes élèves agréables? Allais-je remplacé la classe du chieur emmerdeur? Allais-je remplacé une autre classe?
Je dois dire qu’avec mon bol incroyable du moment, j’étais persuadée de me retrouver avec le petit emmerdeur… En fait non, j’ai eu le CM1 et mon ancien élève. J’étais contente.
Je suis assez épatée parce que ces anciens élèves que j’ai eu juste une semaine se sont souvenue de mon nom complet et même de ce qu’on a travaillé à l’époque.
Mardi, remplacement dans une école voisine de l’école ou j’ai eu ma classe de CE2 l’année dernière.
Y’avait tellement de travaux que je me suis garée devant l’école où j’étais l’année dernière et faire le chemin à pied vars l’autre.
Arrivée presque devant l’école où j’allais remplacer, Je revois une maman avec qui je me suis passablement fritée l’année précédente. Sa fille était une diablesse en puissance, crachant sur les autres, insultant, frappant… Tellement pénible que alors qu’elle n’était pas mon élève, j’ai pondu un pavé monstrueux… Pour rappel:
Pavéification mode on... ou Fanchon l'affreuse
Je ne suis pas surprise plus que ça de voir que la maman de Fanchon l’ai changée d’école parce qu’elle pensait qu’on l’a persécutait et que ce n’était pas la diablesse qu’on décrivait.
Et là je me dis “NOOOOOOOONNN PAS ELLEEEUUU”
Et ba non j’y ai réchappée à la Fanchon. J’ai atterris dans la classe d’en face. Et en croisant l’autre instit je n’ai pas pu m’en empêcher…
Moi (sourire en coin): Ca va Fanchon en classe?
Instit: Ne me dit pas que sa réputation a dépassé les frontières?
Moi: Non il se trouve que j’ai déjà eu affaire à toute la famille… Tu as tout mon soutien moral!
Alors je me suis dit finalement que tout ces signes du destin me menait à mes CE2 de l’année dernière et que, ma voiture étant garée très près de l’école, pourquoi ne pas allez faire un petit coucou à l’heure du déjeuner?
11h45 devant mon ancienne école, à peine la grille traversée.
Voix au loin: SANDRINE!!!
Et voilà un troupeau de marmots à mes basques qui ont tous bien grandit… y compris Linda, rayonnante et heureuse pour qui tout se passe bien dans son deuxième CE2. Petite source de bonheur je dois dire.
A la fin de la journée, retour à la réalité, je me rappel du vide intersidéral de mon frigo et je me dis “Tiens, si j’allais en course… je crois qu’il y a un carrefour à 5 minutes d’ici”
Et là, c’était l’erreur de ma vie.
Quand on est maîtresse et qu’on fait les courses dans un grand magasin près de l’école, il arrive qu’on croise des élèves de l’école où on travaille et du coup on peut être arrêtée par un parents. C’est rare… mais ça arrive.
Quand tu es ZIL et que tu as rencontré des centaines de mômes dans la ville ou tu travailles dans des écoles ou il y a des milliers de mômes que tu n’as pas eu comme élève mais qui te reconnaisses, alors tu a 100% de chance de rencontrer un gosse que t’as déjà rencontrer et 100% de chance d’être harponnée par un parent dans le centre commercial de la ville où tu travailles. Et là tu te dis qu’en fait tu ne feras plus jamais tes courses là bas…
 

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