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08 mai 2010

Happy Birthday


J’ai eu cette chance de vivre, de vivre le premier jour de ma vie et de m’en souvenir… et je m’en souviendrais toujours…

Kanashimi no mukou kishi ni
Hohoemi ga aru toiu yo
Kanashimi no mukou kishi ni
Hohoemi ga aru toiu yo
Tadori tsuku sono saki ni wa
Nani ga bokura wo matteru ?
Nigeru tame ja naku yume ou tame ni
Tabi ni deta hazusa tooi natsu no ano hi
Ashita sae mieta nara tame iki mo nai kedo
Nagare ni sakarau fune no you ni
Ima wa mae he susume
Kurushimi no tsukita basho ni
Shiawase ga matsu toiu yo
Boku wa mada sagashite iru
Kisetsu hazure no himawari
Kobushi nigirishime asahi wo mateba
Akai tsume ato ni namida kirari ochiru
Kodoku ni mo nareta nara
Tsuki akari tayori ni
Hane naki tsubasa de tobi tatou
Motto mae he susume
Amagumo ga kireta nara
Nureta michi kagayaku
Yami dake ga oshiete kureru
Tsuyoi tsuyoi hikari
Tsuyoku mae he susume
Sur la rive opposé de la tristesse
Il y a quelque chose appelé un sourire
Sur la rive opposé de la tristesse
Il y a quelque chose appelé un sourire
Mais avant que nous ne puissions aller le rejoindre,
Y a t'il quelque chose pour lequel nous attendons ?
Pour poursuivre nos rêves, nous n'avons aucune raison de fuir
Nous devons continuer, jusqu'a cette lointaine journée d'été
Si nous le trouvons demain, nous ne pouvons nous réjouir
Car comme un bateau qui oppose la tempête
Nous devrons continuer à la franchir
Dans un endroit usé par la tristesse
Il y a quelque chose appelé un miracle qui attend
Nous continuons a chercher sans cesse
Pour le tournesol qui pousse à la fin du printemps
Le guerrier attend dans la lumière de l'aube
Avant qu'il ne puisse la serrer de ses ongles souillés, ses larmes brillent et tombent
Même si nous grandissons pour la solitude
Seulement en se fiant sur la lumière de la lune
Nous devons nous envoler loin avec nos ailes sans plumes
Juste aller devant, juste un peu plus loin
Comme les nuages de pluie se déchirent
Les rues trempées brillent
Bien que cela n'apporte que l'obscurité
Une puissante, puissante lumière
Nous pousse toujours à continuer

Je crois qu’il n’y a pas meilleure chanson pour illustrer ce que je ressens.
Je suis quelqu’un qui ne crois pas au hasard. Je pense que si quelque chose arrive c’est qu’elle devait arriver. Vous savez c’est comme cette fameuse chanson que tout un coup vous avez en tête, et au moment où vous allumez la radio, elle est là. C’est valable pour les bonnes et les mauvaises choses.
Alors que je me préparais pour faire un brin de ménage, j’ai allumé Itunes qui est toujours en aléatoire et je suis tombée sur cette chanson. Je connaissais la traduction de ses paroles et le destin a voulu que sur ma bibliothèque Itunes, où il y a plus de 2500 musiques, je tombe sur elle aujourd’hui. Et comme à chaque fois que j’écoute cette chanson, les larmes coulent, sans que je ne puisse faire autrement.
Cette chanson, je l’ai découverte en regardant le drama Ichi Rittoru no Namida (textuellement 1 litre de larmes)… Drama qui porte très bien son nom. Je vous laisse le découvrir seul si ca vous intéresse… On pleure forcément (et je suis résistante pourtant) mais il vaut le coup d’être vu.
Il y a un an, jour pour jour, je renaissais… Et si ce n’est pas ma date de naissance, c’est peut être la date la plus importante de ma vie. Et je suis persuadée, que toute les années qui suivront, je penserai à ce jour, en pleurant, comme je suis en train de le faire.
Aujourd’hui, cela fait un an que j’ai emménagé dans mon appartement et qu’après un dernier antidépresseur, j’ai jeté encore une boite à moitié pleine à la poubelle et placé une autre boite neuve dans la boite à pharmacie de chez mes parents où elle n’a plus bougé depuis. Je me rappelle encore avoir avalé le verre d’eau pour prendre le cachet alors qu’on démontait mon lit à l’étage pour l’apporter chez moi. J’avais décidé ce jour là que quoiqu’il arrive, je ne devais plus jamais avoir cette sensation de devoir dépendre d’une pilule pour être heureuse… Et que cette pilule ne franchirait pas la porte de mon nouvel appartement. J’avais prévu que cela devait être le premier jour de ma nouvelle vie qui commençait.
C’est tellement symbolique pour moi que cette date commémore la fin d’une guerre, parce ce que c’est aussi la fin d’une guerre pour moi. Une guerre avec moi même.
Je ne sais pas si on peut comprendre cette sensation quand on ne l’a pas vécu.
Depuis toute petite, je ne supporte pas de paraître faible aux yeux des autres et je ne supporte pas de montrer ma peine et ma souffrance parce que je pense qu’il y a des choses tellement plus graves et importantes.
Quand j’étais petite, mon frère était insupportable et jusqu’à ce qu’il ai trouvé celle qui est devenu ma belle sœur, mes parents ont eu beaucoup d’ennuis avec lui, que ce soit à cause de sa santé ou son comportement. Je crois que j’ai pris conscience que cela faisait de la peine à mes parents très très tôt, si bien que j’ai toujours été très sage et indépendante parce que je ne voulais pas leur créer de problèmes… Et plus que tout, leur faire de la peine était la pire chose qui aurait pu m’arriver. Je tentais d’être une fille modèle, ravalant ses petits problèmes de petite fille et d’adolescente, craignant que le moindre faux pas, ferai s’écrouler une montagne sur ma tête.
Alors aussi bien scolairement que dans mon comportement, j’étais irréprochable. Je m’empêchait tout écart, toutes bêtises, toutes les choses que tous parents vous interdit de faire et tout ce qui aurait pu leur faire de la peine.
Avec le recul, je pense que je me suis empêchée de vivre… C’est peut être pour ça que j’aime encore tous les truc un peu enfantin…
Quand j’étais petite et que je ramenais un bon carnet à la maison, ma mère m’a toujours offert un livre. Et du haut de mes 7 ans, je me souviens qu’une fois ma mère m’a offert un livre très moche et très bébé suite à une bon carnet. A chaque fois, je souriais, je remerciais ma maman… Mais moi, il ne me plaisait pas ce cadeau… ça faisait juste plaisir à ma maman et c’était bien. Mes copines, me montrait le lendemain leur album panini du dernier Disney sortit à l’époque. Mon livre était sous mon lit, chez moi.
Quand j’étais au collège, il y avait une réunion avec certains profs avec qui les parents prenait rendez vous. C’était peut être un des seuls caprices que j’ai fait étant adolescente: j’avais demandé à mon père d’aller voir certains de mes profs… ce n’était pas obligatoire à l’époque… Et mon père est allé voir 5 de mes profs pour me faire plaisir… J’ai bataillé pour qu’il le fasse! Tous mes profs ont dit la même chose. J’étais excellente dans toutes les matières à l’époque. J’avais une moyenne générale de 17.5 avec 19.5 de moyenne en math. Bref, les entretiens duraient 2 minutes à tout cassé… Je me rappelle même que ma prof de SVT et prof principale à l’époque a dit à mon père “Je ne vois pas pourquoi vous êtes venu… Il n’y a aucun problème!”. D’ailleurs, mon père m’a dit lui même en partant du collège “Ba… si c’est toujours comme ça… Inutile que je revienne…”
Et il n’est plus revenu.
Je crois que j’ai jamais aussi bien compris les gamins qui piquent des crises pour recevoir un peu d’attention… Je les envie. J’aurais aimé avoir la force de dire ce que je pensais et de m’exprimer quand j’étais petite au lieu de ravaler ce que je pensais réellement.
Alors ce matin du dernier cachet, je ne savais pas ce qui allait m’attendre. Est ce que j’allais supporter le fait de vivre seule? Est ce que j’allais arrivé à me prendre en main et m’occuper de moi?… J’aurai pu me poser ces questions mais en fait, elles ne m’ont même pas effleuré l’esprit. J’arrivais à être optimiste… Et ce n’était pas à cause de mes pilules. Tout ce que je pensais c’est qu’à cet instant, je pouvais être comme je le voulais et plus personne ne pouvait me dicter ma conduite. Que je vivais pour moi et non pour faire plaisir aux autres.
Finalement au bout de quelques mois  dans mon chez moi, je me suis rendu compte qu’en fait, hormis cette nouvelle ligne de vie, tout était pareil… J’avais tellement été indépendante depuis toute petite qu’à part le fait de faire mon ménage seule, ma lessive seule, ma vaisselle seule… Rien avait changé. J’ai toujours été seule et plus que jamais, je n’avais pas besoin de me raccrocher à qui que ce soit pour continuer à vivre…
Depuis ado, j’ai toujours considéré 2 types de personnes: Celles qui vivent pour eux et celles qui vivent pour les autres. Je me suis toujours considérée comme étant de la deuxième catégorie. Ma vie en elle même n’était pas importante, elle devait servir pour ceux qui en valait la peine… C’était un peu ma philosophie de vie… Je me suis même dit que je n’étais pas quelqu’un qui avait droit au bonheur et que les miettes de bonheur des autres me contenterai pour continuer mon chemin.
En fait, cette image que j’avais de moi, je la répugne a présent. J’étais une collabo…
Le 8 mai dernier, j’ai pris en main ma vie de révolutionnaire et j’ai atteins l’autre rive opposée à celle de la tristesse.
Aujourd’hui, j’ai toujours peur de ce qu’on pense de moi. J’ai toujours peur de mal faire. J’ai toujours peur de faire de la peine consciemment ou inconsciemment à quelqu’un parce que je ne crois pas qu’on peut être pleinement heureux sans aucuns problèmes ni soucis, mais je ne regrette plus mes décisions. Elles ne me torturent plus l’esprit.
Et quand je prends une décision, je ne la prends plus en fonction des autres mais en fonction des mes propres besoins. Et c’est pour ça que certains ont disparus de ma vie… Ils me créaient plus de souffrances que de bonheurs et je ne peux plus vivre avec plus de souffrances que de joies.
J’ai même réussi à dire à mes parents que toutes ces choses que j’attendais de leur part étant petite, je ne les avais pas eu… Mais bon ce n’étais pas de leur faute. C’étais parce que j’étais comme ça…
J’étais… comme ça…
J’étais.
Est ce que je suis heureuse aujourd’hui? Je ne vais pas dire oui parce que le terme est tellement fort pour moi que je me demande si vraiment c’est quelque chose d’atteignable. Je ne suis pas malheureuse en tout cas, c’est certain.
J’utilise un autre terme qui me fait sourire parce que j’en ressens les moindres vibrations de joie quand je prononce ces mots.
Aujourd'hui, je vis.

04 mars 2010

Méchante


Je dois dire qu’en ce moment, j’ai l’impression que pas mal de gens me considère comme méchante. Je ne parle pas de mes élèves mais vraiment d’adultes. Je pense qu’il y a quand même erreur d’interprétation la plupart du temps.
Si je critique le comportement de quelqu’un devant lui de manière un peu brusque alors que cette personne ne m’a rien fait, on me dit méchante.
En fait je veux juste lui botté les fesses pour que cette personne ne fasse pas de conneries.
Si j’écarte certaine personne de mon entourage, on me dit méchante.
Egoïste, peut être plutôt… En même temps, peut-on me le reprocher d’éloigner des personnes qui me semblent être nuisibles, profiteuses, amorales? Je pense que c’est ma dépression qui m’a forcé à éloigné ces gens parce que je ne veux pas me complaire de ma maladie. Je dois avant tout me préserver surtout à une période de ma vie ou certaine personne de mon entourage me font souffrir plus ou moins inconsciemment. La plus grande crainte qui m’assaille c’est de retomber dans les noirs tréfonds de la maladie… Le reste m’importe peu. Je préfèrerai me casser une jambe…
La vérité c’est qu’en général, je ne comprend pas comment on peut devenir mesquin au point de soupçonner les gens de complots pour conquérir le monde (leur monde plutôt… extrêmement limité pour la plupart… et virtuel qui plus est…) et même si dans le cas où on me croit méchante, je ne comprends pas comment on ne peut pas essayé de comprendre la situation alors que je suis prête à répondre à toute les questions.
En général, je m’éloigne des gens que pour de très bonnes raisons. Et la seule chose qui me fait regretter cette situation, ce n’est pas ma décision de dire les quatre vérités à ces gens, ni même de m’en éloigner volontairement, mais la nostalgie d’avant…
Cette nostalgie fut suffisante pendant un temps pour pardonner.
Depuis, j’ai été dépressive.
La différence c’est que je suis toujours nostalgique pour certains, mais pas pour d’autre.
Pour deux personnes.
L’une était ma conseillère pédagogique d’il y a deux ans. D’ailleurs si j’ai pondus cet article c’est encore à cause d’elle. Elle me hante encore deux ans après.
Par un élan surement un peu masochiste, je suis allée sur le site de la circonscription où je travaillais et j’ai été voir l’équipe de l’inspection. L’inspectrice de l’époque a qui j’avais téléphoné en pleurs alors que j’étais sous anxiolytique, celle qui m’avait proposé de changé de conseillère alors qu’à ce même moment je ne savais pas encore que mon état psychologique allait m’obligé à rester chez moi jusqu’à la fin de l’année, a quitté la ville.
La conseillère pédagogique est là, elle. Et son attitude persécutrice sévit encore… Et si je le sais c’est que j’en ai encore des échos. Une AVS dans la dernière école où je travaillais m’a dit qu’une de ses amies exerçait dans une des écoles de cette ville et qu’elle était particulièrement persécutée par la conseillère pédagogique.
J’ai de la peine pour ses victimes. Car même si je ne suis pas l’instit parfaite, même si j’ai fait des erreurs, Elle n’avait aucun droit de me détruire à ce point. Elle n’avait rien d’une conseillère, comme elle n’avait rien de pédagogique.
Malgré tout, j’ai l’impression d’avoir fuit à cause de ma maladie. Qu’elle a gagné.
Et je dois dire, que j’aime avoir le dernier mot. Du moins, j’aime que les choses se terminent clairement et non en point de suspension.
Et une autre torture m’envahie. Parce qu’outre la photo de cette personne au large sourire, ne dénotant pas toute la perversité qu’elle cache, il y avait une adresse mail. Son adresse.
Je ne cache pas que j’ai une profonde envie de lui écrire. Pas pour déverser mon venin. Pas pour l’insulter. Mais parce que j’ai une profonde foi en l’humain et que je me dis que peut être, si je lui décrivais le calvaire que j’ai vécu, peut être que si je lui faisait remarquer la souffrance qu’elle peut causer, alors oui… Peut être que d’autres ne souffriraient plus et qu’elle comprendrait.
Cependant, les paroles de mon psy à l’époque, me reviennent comme un boomerang. Je lui avait dit que j’avais envie d’une explication et il me l’a déconseillé en me disant que cela me ferai plus de mal que de bien et que de la façon dont je la décrivais, cette situation pourrait tourner en ma défaveur. Que de lui dire ma souffrance, ne servirait qu’à flatter son égo perfide de destructrice et qu’elle ne ferait que d’enfoncer un peu plus un pieu dans mon crâne. Et enfin, que parfois, une situation en point de suspension était préférable à un point final et le vide qui s’en suivait.
Je veux le faire ce mail. Je le ferai. Mais je ne m’en sens pas la force. Pas encore. Même si d’autres souffrent, je dois penser d’abord à moi.
Ca c’était de la vrai méchanceté. De la cruauté. De la persécution mentale.
Les personnes les plus terrifiantes sont celle qui vous détruisent sans aucune raisons réelles et sans explications, parce qu’elles laissent derrière elles un trou béant: Le doute et l’incertitude. Ce vide incohérent qui pour nous, être de raison, est insupportable. Parce qu’il y a forcément une raison à tout et que la méchanceté pure, destructrice et démesurée ne peut avoir comme origine une situation proportionnellement importante…
Hors, on oublie vite que la méchanceté est très souvent gratuite. Et c’est souvent celle ci qui est destructrice et surtout irrationnelle.
Alors qu’on me dise méchante, cruelle, vindicative, horrible… Ca me fait doucement rire…

12 décembre 2009

Lovely December


J’aime le mois de décembre.
Depuis un an, alors que je savais que j’allais déménager, je n’avais qu’une hâte: me retrouver chez moi, durant les vacances de Noël, avec un sapin, devant la télé et avec une bonne tasse de thé chaud. Je pensais déjà à la neige tombant devant ma fenêtre. Je voyais la rue se recouvrir d’un tapis blanc avec cette espèce d’ambiance silencieuse extraordinaire qu’offre la neige en hiver: une paix, un silence et un apaisement total sous les éclairages de guirlande lumineuse municipale. J’entendais à peine les crissements étouffés des pas dans la neige et les quelques exclamations des gosses amorçant une bataille de boulle de neige dans le parc voisin. A vrai dire, j’en ai beaucoup rêvé.
A part la neige qui me manque un peu, tout est à peu près comme il faut. J’ai hâte qu’elle arrive enfin. Je ne me lasserai jamais de m’installer devant ma fenêtre et de regarder la neige tomber je crois. C’est presque irréel ce que la neige peu produire dans une ville lorsqu’elle est toute fraîche. Comme si le temps s’était arrêté.
J’aime l’été et la chaleur, mais j’aurais tellement aimé qu’il puisse neiger toute l’année.
Aussi ce n’est pas tant l’ambiance de Noël que j’aime, c’est vraiment cette période de l’année et l’effet qu’elle a sur les gens.
Si l’hiver dernier a été assez difficile pour moi sur certain point, ça a été aussi une des périodes les plus décisive de ma vie. J’ai dû user de beaucoup de forces alors qu’il ne m’en restait plus beaucoup, Je me suis accrochée au moindre branche qui était à ma portée alors qu’il y en avait peu, mais j’avais cet espèce d’espoir et j’avais été beaucoup portée et soutenue. Assez pour me dire que tout ça n’était qu’éphémère et que les problèmes qui me tombaient dessus, aussi énormes me paraissaient ils, allaient forcément s’arranger et qu’on m’aiderait.
C’est aussi et sans aucun doute durant l’hiver que je pleurerais le plus dans ma vie à présent et peut être pendant plusieurs années.
L’hiver 2007/2008 marquait le début de ma dépression coïncidant évidement avec le harcèlement morale de la Conseillère péda dont j’ai complètement oublié le nom à présent. J’ai tenté de m’en souvenir en vain… Je crois que mon inconscient veut l’enterrer définitivement. Elle a cessé d’être cette obsession et cette crainte qui m’envahissait continuellement. Cette trouille qui me bouffait moralement et physiquement quotidiennement. J’y pense encore, mais plus dans les mêmes conditions. Ce dont je me souviens ce n’est pas de ses remontrances, de ces critiques, de ce harcèlement. Je ne me souviens que de l’épave que j’étais et de l’absolu détresse où je commençais à sombrer. Je me souviens de cette torture à mon esprit, de mon éternel questionnement sur moi même. Je me trouvais incapable, submergée, irresponsable et définitivement nulle et bonne à rien. Je me souviens d’avoir été seule et d’attendre désespérément de l’aide de ceux qui comptaient pour moi, avec un semblant de bonne humeur que je pouvais encore montrer… Une apparence qui fait que personne n’a vu le profond désespoir où je m’enfonçais. Tout ce qui a suivi dans ma vie durant cette hiver était une accumulation de conneries.
Quand à décembre 2008, il a été marqué par un seul évènement majeur dont je me souviendrais très longtemps. Le jour où a été formulé pour la première fois le mot “guérie” par mon médecin même si il n’est pas réellement approprié. Et si je suis née en juin, décembre est à présent un deuxième anniversaire à fêter.
Il faut 3 ans sans rechute pour déclarer officiellement un dépressif comme guéri. Dans quelque jour, je soufflerai ma première bougie.

14 novembre 2009

Meilleur ami et moi ou le remake du “qui aime bien, chatie bien”


Je suis abandonnée.
Sans rire, je ne me suis jamais autant fait chier que ces dernières semaines. Je suis une hyper active en manque d’occupation.
J’ai même le temps de recommencer à écrire pour dire… Pas de fanfictions cette fois. Quelque chose de plus personnel et qui m’est propre. Ca fait 3 semaines que je monte le scénario.
Je subie la torture zilienne… Celle qui fait que je n’ai rien à foutre quand je rentre chez moi. C’est vraiment pas mon truc. je pars à 16h30 de l’école, je suis chez moi à 17h/17h15 au pire et je passe mon temps sur mon ordi ou devant la télé. Si je n’avais pas mon projet écriture à côté je me ferai vraiment très très chié… Et j’arrive a me couché a 1h du mat voir 1h30… L’hypersomniaque dépressive a disparu, me voici en hyperactive qui comble ses nuits par un amas de lecture déroutant… j’arrive plus à m’arrêter.
J’arrive même plus a resté devant la télé plus d’une demi heure sans bouger quand je suis chez moi. Je suis en manque de passion… il me faudrait un truc obsédant et addictif. Un truc qui ferait que le temps passe plus vite.
Et pour pas aidé, mon meilleur ami a un emploi du temps si hors du commun, que m’y insérer serait presque insolent. J’ai l’impression de ne plus lui avoir parlé depuis des siècles.
Enfin si je l’ai fait là… par l’intermédiaire de Facebook T_T. Mieux que rien. Quand je lui ai dit que je me faisais chier il m’a dit:
meilleur ami: Si tu veux tu viens chez moi, y’a un canap à l’étage
A ceci il complète par…
meilleur ami: Y’a plein de linge a repasser dessus… j’en ai pour des jours…
*quelle pourriture… m’enfin j’ai l’habitude*
Moi: Je suis pas ta conchita!
Meilleur ami: Moi je dis ça c’est pour te rendre service.
Moi: j’achète pas des fringues froissables pour être tranquille… D’ailleurs je pourrais pas faire ton job (ndlr: DRH) ou un job de bureau parce que d’une, ça bouge pas assez, et deux, y’aurai des chemises à repasser.
Les zhoms n’aiment décidément pas le repassage… et moi non plus je dois dire. Je suis la pro de l’achat de fringues infroissable pour pas me faire chier.
Voilà à quoi ce résume ma relation avec ce crétin… je t’aime, moi non plus. Les mots doux deviennent des vannes, les gestes de réconforts sont des gros coup de pieds au cul.
Si je n’avais pas Charles de temps en temps avec des rares moments à cœur ouvert, larme et tralala, je me demande si je ne me poserai pas la question sur ma probable insensibilité quasi anesthésie cérébrale (décidément ces derniers temps j’aime dire des trucs qui veulent rien dire).
Je ne me trouvais déjà pas très sensible surtout avant ma dépression, a qui je dois une fière chandelle car elle m’a permise de pleurer un peu plus et de me laisser aller, ajouter cette relation avec meilleur ami quasi masochiste, il n’est pas difficile de penser que je suis une personne de glace.
J’exècre la sensiblerie quand elle ne me touche pas… et faut y aller pour que ça me touche…
Paradoxalement j’aime les comédies romantiques niaises… allez comprendre…
Pourtant cet imbécile me manque…Pire… ça fait longtemps que je me suis pas fait charrier un bon coup sur mes prises de têtes incessantes avec moi même en bonne géminienne que je suis. Ca fait encore plus longtemps que j’ai pas pu lui raconter mes épisodes débiles de ma vie pas très palpitante mais remplis d’anecdotes auxquelles on me balançait des “Ca peut n’arriver qu’à toi ce genre de trucs” parce que faut le dire, je suis un aimant à poisses et aux bizarreries du genre…
Et ce qui m’énerve dans cet histoire, c’est que je suis tel un télépathe frustrée. Le seul individus que je n’arrive toujours pas à déchiffrer, c’est ce crétin et qu’en plus, quand je lui balance des “pfff tu m’abandonnes” alors que c’est vraiment pas mon genre et bé… Il est de glace.
Il a toujours été de glace… je vais pas lui reprocher alors que je suis pareil… ba en fait si! XD C’est peut être ce que je lui ai toujours reproché d’ailleurs. Ca et son indubitable sens de l’orientation aussi pitoyable que lorsque mon GPS signalait le fait que je roulais sur les rails débouchant de la gare de Lyon. La différence c’est que le GPS bug momentanément... Lui c’est tout le temps.
Meilleur ami: Je t’offrirais du chocolat si tu me donnes les bons chiffres au loto.
Moi: Tu parles! J’en ai dans le frigo depuis 2 mois et j’y ai pas touché.
Meilleur ami: Toi tu as du chocolat que tu manges pas???????
Moi: Mouai
Meilleur ami: Ma parole tu n’es pas bien!!!!! A moins que ce soit des ferrero rocher.
*ndlr: Faites moi bouffer 2 ferrero et je suis bonne pour une après midi de nausées*
Et quand je lui dit que en tant que zil je me fais chier a faire des remplacements ultracourt et que c’est gonflant de pas faire des trucs par moi même…
Meilleur ami: A mon avis, tu vas pas faire ce métier toute ta vie car je pense qu’il va te falloir un truc plus intellectuel. Il te faut une classe au moins…
Pfff…évidement, tu m’étonnes… la torture…M’inerve lui a enfoncer le clou…
Du coup quand je lui ai dit que je me suis remise à écrire parce que je me fais chier…
Meilleur ami: Et quand tu seras la nouvelle JK Rowling tu m’enverras en avant première tes livres dédicacées pour les revendre sur Ebay avant leur parution.
*et vlan!*
Moi: Dans cette hypothèse, avec le pognon que j’amasserai, je le donnerai pas aux impots… je te donnerai du fric… comme ça tu arrêteras de travailler et je te ferais payer le fait que tu te foutes de ma gueule quand je te dis que je me fais chier en te faisant glander aussi.
*et vlan vlan!*
Moi: Et puis comme on sera riche, plus besoin de repasser: T’achèteras directement des chemises neuves.

26 octobre 2009

Prends ça dans tes dents!


C’est les vacances et ça fait du bien ^^
Je sens que je vais encore regretter ma petite maternelle que j’aimais tant. Je vais tenter de voir avec la secrétaire de circonscription si je ne peux pas remplacer en priorité dans cette école… ça sera difficile mais bon.
Maintenant que je sais que je me verrai bien faire une carrière chez les petits, je pense que faire de l’élémentaire sera d’autant plus difficile même si j’adore faire des sciences et de l’histoire avec les mômes.
Ce que j’aimais aussi c’est toute l’équipe. Avant de partir donc, j’ai décidé de les remercier de leur accueil et je suis partie chez le chocolatier pour acheter une énorme boite de chocolat pour toute l’école ainsi qu’une petite boite pour mon ATSEM et une autre petite boite pour la petite ATSEM stagiaire en formation qui venait régulièrement dans ma classe. Surtout que bordélique comme je suis, l’ATSEM a du bien me supporter. ^^
En fait donc en apparence tout allait bien… mais on est pas dans le pays des bisounours. J’ai eu quelques problèmes avec une collègue. En fait, ca n’avait rien de personnel, puisque tout le monde avait un problème avec elle. Elle n’avait pas très bon caractère, “oubliait” ses services de récrés, parlait mal et traitait les ATSEM comme une bande d’incapables à son service… Et elle ne se gêne pas pour leur dire. Elle parle aussi très mal aux élèves, aux parents… bref elle est pas très sociable si bien que plus aucune ATSEM ne voulait travailler avec elle.
J’avais une discussion là dessus avec la petite ATSEM stagiaire… Parce qu’après tout moi aussi je suis là pour la former. Quel que soit l’établissement y’aura toujours un ou plusieurs cons qui vont faire chier le monde.
En fait y’a deux réactions divergentes face à cela:
-Se taire, se bouffer les remarques et faire comme si rien ne pouvait nous atteindre.
- Dire ce qu’on pense et envoyer bouler.
Pendant les 26 premières années de ma vie j’ai été partisane du “se taire et se manger la remarque”. Et je crois franchement qu’il n’y a rien de plus malsain.
Pendant 26 ans de ma vie, on m’a toujours dit “quand on te dit quelque chose, écrase toi!”.
Au final, j’ai fini dépressive en me disant que j’étais une bonne à rien. Parce que finalement  dans le fait de se taire, on donne l’importance et  raison à ce qui a été dit. D’autant plus que ceux qui voient qu’on est faible, ne se dérangent pas pour en rajouter… comme mon ancienne conseillère péda, ou ma mère...
Les gens pensent en général le contraire, que parler c’est donner l’importance, mais je pense qu’il faut être assez solide pour ça et je ne pense pas l’être. Me concernant, il me faut bien plus de force pour me faire entendre que de me taire. Se taire, c’est lâche. Je préfère assumer et dire ce que je pense.
L’inconvénient maintenant c’est qu’on me croit colérique et susceptible. Mais je préfère ça que de me croire moins que rien. Alors je préfère répliquer même si parfois j’assume lourdement encore certaines remarques.
Ces derniers temps, j’ai l’impression que ce monde est remplis de gens méchants, ingrats, qui ne désirent que faire du mal que pour se valoriser soit même… souvent publiquement d’ailleurs en vous montrant du doigt, avec témoins de choix évidement histoire de dire “Tu vois, je balance le pire des insanités sur elle et elle réagit pas… c’est que c’est vrai!”. J’ai pu voir que les gens les plus faibles ne sont certainement pas ceux qui en avait le plus l’air. Les gens font pas mal de choses pour leur propre profit. Le pire étant qu’en plus, ils s’excusent de ce genre de remarques par le biais d’excuse vaseuse du type “Oh je pensais pas à mal!” “Je te jure j’ai pas fait exprès”… Du vent! J’y crois plus… C’est bien trop facile de ne pas assumer ses fautes.
De ce fait, j’ai expliqué à la petite stagiaire, que ce n’était pas parce qu’elle nettoyait la peinture, les tables et changeaient des mômes, qu’elle devait se considérer comme une merde, un sous fifre sans opinion. Qu’il ne fallait pas qu’elle se gêne pour dire ce qu’elle pensait et qu’au delà de son quotidien, il en allait parfois de sa santé, parce qu’elle allait forcément tomber sur des personnes cruelles et méchantes dans sa carrière.
Donc finalement, j’ai décidé de ne plus pardonner… parce que c’est bien trop facile et qu’a force de pardonner a tout bout de champs c’est ne plus donner toute sa valeur a ce mot, à cet acte… Et puis pardonner pour quoi? Pour être entourée de pourritures avides et bouletiques qui pensent avoir toujours raison au lieu de regarder leurs propres fautes?
C’est pour ça que quand la collègue détesté par tous m’a demandé de remplacer son service de récré je lui ai répondu: “Tu demandes maintenant? Ca t’arrive de faire ce genre de politesse? T’aurais du demander pour la dizaine de fois précédente ou j’ai du te remplacer avant de le faire QUE maintenant!”
Et du coup, elle est partie bouder.
Je ne me suis jamais aussi sentie peu coupable d’avoir fait ce genre de remarque alors que j’aurai eu certainement des remords à une époque.

11 juillet 2009

Profil type


Ca fait deux mois que je suis dans mon chez moi et je dois dire que ça a changé certaine chose mais pas autant que ça à vrai dire.
Le gros changement étant que moman ne me détruit pas sans cesse à coup de réplique sanglante… bien que quand je viens encore en visite, ça lui échappe de temps en temps.
Mis à part ça, je me suis rendus compte d’autre chose: Je ne vivais plus dans cette famille depuis bien longtemps. J’étais souvent seule dans ma chambre et ne descendais seulement qu’aux heures de repas. J’étais là mais je n’étais pas avec eux. Et c’est peut être cela qui m’a choqué le plus puisque je m’en suis rendu compte à peine une semaine après avoir déménagé. Ca m’a un peu effrayé pour le coup parce que si j’ai déménagé c’est parce que j’en avais besoin et je me suis dit que ma fragile guérison pourrait être détruite en un instant. En fait, je crois que ce qui était le plus douloureux justement, c’est que je vivais une vie qui n’était pas adapté à mon environnement. C’est comme si ma famille me hantait, puisqu’ils étaient là mais que je n’entretenais rien avec eux. Et ça par contre, j’ai mis beaucoup plus de temps à le comprendre. Je l’ai compris que la semaine dernière que cette situation me faisait souffrir.
Une autre chose qui a changé: j’ai jamais autant pleuré de ma vie! Mais ce sont des pleurs saints pas ceux de la dépression. Je pleure quand je lis un truc émouvant, joyeux comme triste. Je pleure devant les truc romantico-écoeurant à la télé, Je pleure sur des trucs ridicules qui m’auraient jamais touché avant. Je suis devenue une chose larmoyante, sensible et fragile… Tout ce que je détestais devenir et que je m’empêchais de devenir… et le pire ce personnage que j’exécrais devenir, ne me dérange pas… ça me fait rire d’être devenu comme ça.
Au final, ce qui a le plus changé c’est moi: je fais le ménage… et régulièrement en plus XD. C’était vraiment pas le cas chez mes parents. A vrai dire, j’y étais entretenu comme une gamine… le problème c’est que je ne suis pas une femme qui veut être entretenu. Ce que je l’aime cet indépendance… ça me fait me remuer un peu… et il le faut bien parce que j’ai pas envie de vivre dans une porcherie… Bon après il m’arrive que la vaisselle s’entasse mais je regrette vite quand je dois tout nettoyer (vive le lave-vaisselle!). Mais j’ai jamais eu autant de satisfaction quand tout est propre chez moi. Grand dieu, j’ai pris goût au ménage XD qui l’aurait cru!
Par contre, avant j’adorais faire les courses et maintenant j’y vais à reculons. C’est fout ce que ça m’emmerde de faire les courses. Faut se rendre compte combien de fois on remplit/ vide et à quel point c’est pénible: Concrètement tu remplis ton caddie (1) pour le vider sur le tapis de caisse (2) pour le remettre dans ton caddie (3) pour le mettre dans la titine (4) pour vider titine (5) et pour remplir tes placards et frigo (6).
Je vous jure que j’envisage sérieusement de tester les courses par internet tellement tout ce mouvement est affreusement gonflant… ou alors…
…Ou alors si tu es grand, brun aux yeux clairs et que tu aimes faire les courses… Epouse moi!
(Zazawette je jure de préparer incessamment le petit billet sur mon blog que tu attends avec impatience)

21 avril 2009

Rendez-vous manqué?


J’ai rendez-vous chez mon psy.
Je sais pas quand, je sais que c’est bientôt… à moins que ce ne soit déjà passé…
Bref, j’ai perdu le petit post-it ou était inscrit le rendez-vous… j’ai cherché par ci, par là… sans vraiment me fouler… A vrai dire, est ce que j’en ai réellement besoin?
Je pourrais téléphoner, mais j’ai la flem et j’ai plein de choses à faire…
Je prend mes anti-dépresseurs, quand j’y pense. Ca me fait penser que je ne sais pas depuis quand j’ai pris le dernier… mais j’en ai pas pris aujourd’hui en tout cas.
Je crois juste que je sais où son mes problèmes et que je dois m’arranger avec. Le reste, j’en ai pas besoin…
Ca fera un an, dans un peu moins d’un mois, que je suis sous anti-dépresseur. Oui j’en ai eu besoin, oui j’avais besoin qu’on m’aide, oui il fallait que je les prenne (en même temps si on prescrit des anti-dépresseurs on ne les prescrit pas pour rien… c’est qu’il faut les prendre).
Je ne dis pas que je ne suis plus fragile, je dis qu’il faut que j’affronte d’autres problèmes et seule. Mon appartement, mon indépendance, je vais l’avoir… dans un délais très court.
Je n’ai pas peur de la solitude. Elle m’apaise. Ce dont j’ai besoin, c’est d’être seule juge de ma vie, de mes envies, de mes désirs en tant qu’adulte. De dire ce que je souhaite, ce que je veux faire de ma vie et de ne plus être sous le joug de pression sur ce que je dois faire et comment je dois le faire. J’ai besoin qu’on me fasse confiance et qu’on me la donne.
Là où je suis actuellement, on ne me la donne pas. Je dois donc partir seule, pour avoir confiance en moi même puisque personne ne veut me l’offrir.
C’est pour ça que j’ai fait une dépression. Parce que, au moment où je l’ai faite, on a tout fait pour montrer que seule, je n’étais capable de rien.
Ma mère. Elle l’a fait toute ma vie… Encore aujourd’hui, je lui ai tenue tête et elle me traite d’ingrate… En même temps, me traiter d’incapable en permanence, j’ai eu ma dose… Et je sais, à vrai dire je l’ai toujours su, elle ne changera pas, je serai toujours sa fille, incapable de vivre sans elle ou sans homme pour me tenir tête et quand par malheur je lui fais comprendre que je n’ai pas besoin d’elle, je suis une ingrate.
Si ce n’étais qu’elle…
Je crois que la conseillère péda, elle, a approfondi les choses. Elles aussi me prenait pour une incapable et supporter cela de sa mère qui ne voit en moi qu’une petite fille est une chose, supporter cela d’une inconnue perverse en est une autre.
Et elle n’était pas la seule. A la même période, ce sont des amis qui m’ont fait penser être une incapable, c’est à cet époque que je me suis battue pour d’autre et que je n’en ai eu aucun soutien, que tout ce que j’ai réussi à faire c’est me battre contre des gens qui m’ont écrasés, moralement, psychiquement… Certain m’ont détruits en sachant cela. Je ne leur pardonnerai jamais. Quand à mes amis, ils ont fait ce que leur cœur leur disait de faire sans savoir sans doute à quel point juste un “tu as fait ce que tu avais à faire et on te soutien là dedans mais…” m’aurait suffit. Je n’ai rien eu. Je les comprends et je ne leur en veut pas. Et même si j’ai eu le soutien d’autres acteurs, par un petit message de compassion, il ne venait pas de ceux qui compte vraiment. Ca a changé beaucoup de choses...
Si ces moments sont encore douloureux, c’est avec le recul des souffrances que je ressentais à l’époque. Je m’en suis écarté et je suis cloisonné. C’était un mauvais moment a passé.
Mon inspection s’est bien passé, mes élèves m’aiment, m’apprécient. Les parents sont contents de moi et me le dise et c’est comme ça que j’ai pu comprendre que certains ont confiance en moi.
Ce n’est que le début du chemin, et je connais la suite… je pense que la marche professionnelle, le fait qu’on me fasse confiance, était la plus grande, la prochaine est celle de me faire confiance, la troisième sera de faire confiance à un tiers…
C’est pas avec mes anti-dépresseurs et avec mon psy que j’apprendrais à avoir confiance en moi. Alors… si je tombe sur le papier tant mieux… sinon…

11 mars 2009

Fiche de prep de l’inspection

 
Niveaux : tous. Cycles I, II et III. Adaptable jusqu’à la Terminale.
Domaine : fonctionnaire | Compétence générale : lèche-bottes
Objectifs :
- Démontrer à l’inspecteur qu’on est compétent, sérieux mais aussi avide de conseils et d’informations sur la pédagogie actuelle.
- Obtenir entre 0,5 et 1,5 point et la paix pour au moins 3 ans.
Lieu : classe (de préférence) | Durée : une heure et demi environ.
Matériel spécifique :
un pot de fleurs, quelques reproductions de tableaux visant à former le goût et à une ouverture culturelle
(Chagal, un impressionniste, Klee), des bras croisés.

Préparation
1. Aménagement de la classe La veille (ou mieux, l’avant-veille pour éviter les exclamations de
surprise toujours possibles d’enfants le jour dit), le/la maître/sse prendra grand soin de refaire et
d’actualiser l’affichage, disposer sur les murs des posters à caractère culturel, un panneau de
beaux dessins d’enfants, quelques règles de mathématiques et de grammaire. Installer un coin
lecture avec quelques coussins et quelques livres. Emprunter les plantes vertes à la classe voisine,
y laisser en échange les cartons de bazar-à-ranger.
2. Les élèves Leur promettre bonbons et images s’ils sont bien sages. Penser à dire à la maman du
petit Jules (enfant très « perturbé ») qu’il tousse vraiment beaucoup ces temps-ci. Annoncer en
termes plus ou moins clairs la visite. Faire apprendre par coeur aux élèves ce qu’ils découvriront
spontanément le jour J. Les entraîner à l’organisation pédagogique pensée pour l’occasion
(recherche en groupes, synthèse) et à l’utilisation des nouveaux outils (affichages, grilles d’aide à
la production). Prévenir les enfants que le monsieur ou la dame qui viendra est gentil mais très
sévère (dans les petites classes, évoquer ses grandes dents) et vient voir comme ils travaillent
bien.
3. Le/la maître/sse Une des conditions pour qu’une inspection soit réussie, c’est d’être détendu/e
et sûr/e de soi. Allez chez le coiffeur, c’est une bonne détente; habillez-vous correctement mais
sans excès. Dans les cas extrêmes, on pourra prendre un léger euphorisant.
Déroulement
Comptez sur le fait que l’IEN est rarement à l’heure et profitez de ce moment pour réviser, une
ultime fois, la leçon du jour que les enfants découvriront dans un instant. Quand l’IEN arrive, il est
bon qu’il vous surprenne en pleine démonstration. Terminez votre phrase, puis allez lui dire
bonjour. Les enfants, bien entraînés, croiseront les bras en silence pendant les salutations.
Installer l’IEN confortablement à une table (recouverte d’une nappe en papier) que vous aurez
placée près du coin lecture. Penser à fournir une chaise taille adulte. Sur la table, disposer (en
plus du pot de fleurs) le cahier journal refait à neuf avec les fiches de préparation du jour, le
registre d’appel, les livrets et des cahiers d’élèves choisis avec soin (corrigés, il va sans dire).
Pendant la séance, on pourra se permettre quelques bons mots à l’adresse d’élèves un peu lents:
cela peut créer un climat de complicité.

L’entretien
Le café doit être prêt à ce moment. Veillez à défendre vos idées et vos choix pédagogiques
fermement mais sans pression. Anticipez les remarques : avancez des raisons pour « ce qui n’a pas marché comme attendu » et concluez-en comment vous ferez la prochaine fois. Le plus important pour l’IEN est de bien tenir son rôle. Écoutez ses conseils, vous lui rendrez service. De la mesure avant tout ! Faites comme lui, dites à la fois une chose et son contraire, vous serez sûr/e de ne pas le contrarier et de ne pas vous tromper.
Vous aurez sans doute, grâce à une conférence pédagogique, senti la tendance et les idées fixes de
l’IEN, tâchez d’adapter votre discours. Enfin, s’il reste des bonbons, donnez-lui en un ou deux ou
une image représentant quelque scène de notre histoire.
Si après tous ces efforts vous n’êtes pas promu/e au choix, vous vous exclamerez peut-être comme
la directrice parisienne qui venait de recevoir la promotion d’une instit: « Puisque les enseignants
qui refusent l’inspection sont promus quand même, je me demande pourquoi tous les instituteurs
ne refusent pas l’inspection ! »

*****
Source: PLOP
Et non, ça ne vient pas de moi mais j’ai trouvé ça tellement marrant XD.
Cependant je ne mets pas ça pour rien. J’ai ma date d’inspection: le 23 mars. Décidément, ce mois de mars…
Je ne suis pas spécifiquement angoissé pour le moment ….enfin un peu quand même, et pourtant, l’année dernière, on ne peut pas dire que mes différentes visites de la bip de pseudo conseillère péda qui m’était désignée ne m’ai pas menée la vie dure, c’est le moins que l’on puisse dire. A cette date, il y a un an, elle m’avait déjà passablement détruite et cela depuis le mois d’octobre 2007. Je n’étais plus moi même, j’ai fait des choses qui ne me ressemblaient pas, et à vrai dire, je n’étais pas vraiment aidée non plus.
Cependant, ça tombe un peu mal, puisque, à priori, je signe pour mon appart vendredi. Je dis “à priori”, parce que ca sera jamais que la quatrième date…
D’ailleurs quand je disais que la poste était contre moi, en voici la preuve: la fameuse lettre contenant mon offre de crédit accepté que j’ai envoyée le 28 février dernier, est arrivée hier, soit 11 jours pour arriver à destination (alors qu’en voiture je met 15 minutes à arriver à cette destination), tout simplement parce que celle ci a atterrit dans un autre département. Si maintenant une enveloppe pré-adressée n’est pas assez lisible pour la poste, où va le monde?
J’aurai donc mon inspection, mon déménagement et mes vœux pour l’année prochaine à faire en même temps, et tout ça, sans aide chimique, car étant à cours d’antidépresseurs et ne voyant que mon psy le 25, soit après tout ce merdier, j’ai baissé par moi même mes doses au point de ne prendre qu’un cachet tous les deux à trois jours et comme j’ai eu assez ma dose de rendez vous médicaux, j’ai pas envie de supplier mon généraliste pour avoir une ordonnance…
C’est quitte ou double… soit ça se passe bien, et après le 23, je dis à mon psy “ Je suis tranquille pour 3 ans au boulot puisque je ne serais plus inspectée jusque là, je n’ai plus mes parents sur le dos et j’ai moins besoin de mes médicaments donc je pense qu’à par la réduction et ensuite l’arrêt définitif de mon traitement je n’ai plus besoin de vous” soit ça se passe mal et je pète de nouveau les plombs, mais je pense que là, j’aurai du mal à en survivre…Ca serait de toute manière comme une seconde agonie et je ne le supporterai pas…
Je suis plutôt confiante: j’ai déjà prévenu mes élèves et ils sont chaud bouillant pour m’aider et en plus de ça, on ne me dit que du bien de l’inspecteur qui est plutôt rassurant et de bons conseils. Il est humain et c’est tout ce qui m’importe.
Sauf que maintenant que j’ai une date, je dois préparer à fond ma visite, mettre à jour mon cahier journal qui est un peu en retard et corriger mes cahiers qui sont aussi un peu à la bour…
Je suis dans la merde XD

18 février 2009

Mes élèves, mon psy et moi


*cette image me rapelle de bons souvenirs*

9h30

Psy: Alors comment ça va?
Moi: Ba, je vais signer pour mon appartement à la fin du mois...enfin!! ca c'est débloqué...
...

9h35

Moi:...Et puis bon mes deux grands-mères sont malades. Je pense que l'une d'elle va mourrir, mais je ne suis pas trés attachée à mes grands parents surtout d'un côté...
...

9h40

Moi:... Enfin voilà pourquoi je n'aimais pas mon grand père.
Psy: Ca se comprend en effet. Et concernant Linda?
Moi: Ca va un peu mieux...

...

9h45

Psy: Et alors, vous avez parlé encore à la maman de Linda?
Moi: Non mais j'ai parlé à la maman de Cruella?
Psy: Alors comment elle a réagit?

...

9h48

Moi: Et donc je pense que Cruella a passé un mauvais quart d'heure chez elle.
Psy: Et comment ça se passe maintenant entre Cruella et Linda maintenant?
Moi: Ba je les force a travailler ensemble...
...

9h51

Psy: C'est une bonne démarche et ça porte ses fruits.
Moi: Heureusement parce que maintenant j'en ai un autre, Kevin, qui me fait des misères. Enfin, j'ai pas été très sympa avec lui non plus...
Psy: Ah oui? Dites moi...

9h56:

Moi: Du coup, je me suis sentie un peu coupable donc je lui ai dit que si j'avais su que c'était son anniversaire je l'aurai puni quand même mais pas autant...
Psy: Ca peut se comprendre. Mais c'est bien, vous êtes proche de vos élèves et vous prenez le temps de leur parler... on reparlera de Kevin la prochaine fois


*note: Dire au psy de venir lire ce blog... ça ira plus vite et je gagnerai 20 minutes sur ma demi heure de séance*

31 décembre 2008

Guérie


C'est ce que m'a dit mon médecin hier.

C'est un si grand mot.

J'ai du mal à y croire. Je ne suis pas vraiment guérie de ma dépression car une vrai guérison est considérée au bout de 3 ans sans rechute et que je suis toujours en psychothérapie, mais le mot a été prononcé.

C'est un mot si précieux quand on sait ce qu'il signifie. j'ai eu du mal a accepter le terme "maladie", comme j'ai du mal à profiter pleinement du mot "guérie". C'est dingue comme un mot peut être lourd de sens à ce point et à quel point ils peuvent être puissant. En une seconde, je me suis remise à penser à mon état il y a quelque mois. Quand on le vis, on ne se rend pas compte à quel point la douleur est forte parce qu'on relativise toujours sa douleur quand on est malade.

Et c'est vrai. j'ai beaucoup souffert de ma maladie. Je m'en rend compte à présent dans le désespoir où je me trouvais. Je prend plaisir à chacun de mes progrès à présent comme à chaque changement positif. j'ai encore des angoisses et des moments difficiles, mais chaque émotion est vécue différemment à présent. Les sentiments ne sont plus les mêmes à mes yeux... Ce ne sont plus de vagues sensations mais des choses qui vous prennent au coeur comme un coup de poignard. Du coup, ma vision et mes sentiments sont tout aussi exacerbés. Je pleure plus facilement mais les moments heureux sont vécu avec plus de bonheur encore.

Finalement, c'est une étape de la vie par lequel je dois passé. Et comme il y a toujours du bien dans le mauvais, finalement, la dépression va m'aider à aimer encore plus les autres comme moi même et avoir de réels sentiments amoureux un jour. Parce que des coups de coeurs incomparables j'en ai eu et c'est une chance rare d'avoir ces gens autours de moi mais je n'ai jamais vraiment eu de véritable amour. (vous inquiétez pas je viens de voir une énième niaiserie là XD)

Alors quand je suis sortie de chez le médecin, j'ai pris titine, j'ai été faire des courses et puis je suis partie chercher quelqu'un et, à ce moment là, une heure après, j'ai repensé au mot "guérie" lorsqu'il a été prononcé.

J'ai pleuré.

Pas sur ma souffrance, pas sur mes regrets, pas sur ce que j'ai perdu. J'ai pleuré parce que j'étais heureuse que cette page se tourne et qu'on me le dise. Enfin c'est terminé.

Je ne veux plus de cette maladie. Je ne veux plus souffrir. Je veux être heureuse et revenir un jour à mes anciens messages sur ce blog, quand ça n'allait pas, et me dire "plus jamais".

C'est bien de finir l'année comme ça non? C'est encore mieux en sachant que n'Isawette est dans la chambre a côté de la mienne en ayant piqué mes mangas pour bouquiné avant de dodoter et que ce soir... FIESTAAAA!

BON REVEILLON! ^^
 

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