26 octobre 2009

Prends ça dans tes dents!


C’est les vacances et ça fait du bien ^^
Je sens que je vais encore regretter ma petite maternelle que j’aimais tant. Je vais tenter de voir avec la secrétaire de circonscription si je ne peux pas remplacer en priorité dans cette école… ça sera difficile mais bon.
Maintenant que je sais que je me verrai bien faire une carrière chez les petits, je pense que faire de l’élémentaire sera d’autant plus difficile même si j’adore faire des sciences et de l’histoire avec les mômes.
Ce que j’aimais aussi c’est toute l’équipe. Avant de partir donc, j’ai décidé de les remercier de leur accueil et je suis partie chez le chocolatier pour acheter une énorme boite de chocolat pour toute l’école ainsi qu’une petite boite pour mon ATSEM et une autre petite boite pour la petite ATSEM stagiaire en formation qui venait régulièrement dans ma classe. Surtout que bordélique comme je suis, l’ATSEM a du bien me supporter. ^^
En fait donc en apparence tout allait bien… mais on est pas dans le pays des bisounours. J’ai eu quelques problèmes avec une collègue. En fait, ca n’avait rien de personnel, puisque tout le monde avait un problème avec elle. Elle n’avait pas très bon caractère, “oubliait” ses services de récrés, parlait mal et traitait les ATSEM comme une bande d’incapables à son service… Et elle ne se gêne pas pour leur dire. Elle parle aussi très mal aux élèves, aux parents… bref elle est pas très sociable si bien que plus aucune ATSEM ne voulait travailler avec elle.
J’avais une discussion là dessus avec la petite ATSEM stagiaire… Parce qu’après tout moi aussi je suis là pour la former. Quel que soit l’établissement y’aura toujours un ou plusieurs cons qui vont faire chier le monde.
En fait y’a deux réactions divergentes face à cela:
-Se taire, se bouffer les remarques et faire comme si rien ne pouvait nous atteindre.
- Dire ce qu’on pense et envoyer bouler.
Pendant les 26 premières années de ma vie j’ai été partisane du “se taire et se manger la remarque”. Et je crois franchement qu’il n’y a rien de plus malsain.
Pendant 26 ans de ma vie, on m’a toujours dit “quand on te dit quelque chose, écrase toi!”.
Au final, j’ai fini dépressive en me disant que j’étais une bonne à rien. Parce que finalement  dans le fait de se taire, on donne l’importance et  raison à ce qui a été dit. D’autant plus que ceux qui voient qu’on est faible, ne se dérangent pas pour en rajouter… comme mon ancienne conseillère péda, ou ma mère...
Les gens pensent en général le contraire, que parler c’est donner l’importance, mais je pense qu’il faut être assez solide pour ça et je ne pense pas l’être. Me concernant, il me faut bien plus de force pour me faire entendre que de me taire. Se taire, c’est lâche. Je préfère assumer et dire ce que je pense.
L’inconvénient maintenant c’est qu’on me croit colérique et susceptible. Mais je préfère ça que de me croire moins que rien. Alors je préfère répliquer même si parfois j’assume lourdement encore certaines remarques.
Ces derniers temps, j’ai l’impression que ce monde est remplis de gens méchants, ingrats, qui ne désirent que faire du mal que pour se valoriser soit même… souvent publiquement d’ailleurs en vous montrant du doigt, avec témoins de choix évidement histoire de dire “Tu vois, je balance le pire des insanités sur elle et elle réagit pas… c’est que c’est vrai!”. J’ai pu voir que les gens les plus faibles ne sont certainement pas ceux qui en avait le plus l’air. Les gens font pas mal de choses pour leur propre profit. Le pire étant qu’en plus, ils s’excusent de ce genre de remarques par le biais d’excuse vaseuse du type “Oh je pensais pas à mal!” “Je te jure j’ai pas fait exprès”… Du vent! J’y crois plus… C’est bien trop facile de ne pas assumer ses fautes.
De ce fait, j’ai expliqué à la petite stagiaire, que ce n’était pas parce qu’elle nettoyait la peinture, les tables et changeaient des mômes, qu’elle devait se considérer comme une merde, un sous fifre sans opinion. Qu’il ne fallait pas qu’elle se gêne pour dire ce qu’elle pensait et qu’au delà de son quotidien, il en allait parfois de sa santé, parce qu’elle allait forcément tomber sur des personnes cruelles et méchantes dans sa carrière.
Donc finalement, j’ai décidé de ne plus pardonner… parce que c’est bien trop facile et qu’a force de pardonner a tout bout de champs c’est ne plus donner toute sa valeur a ce mot, à cet acte… Et puis pardonner pour quoi? Pour être entourée de pourritures avides et bouletiques qui pensent avoir toujours raison au lieu de regarder leurs propres fautes?
C’est pour ça que quand la collègue détesté par tous m’a demandé de remplacer son service de récré je lui ai répondu: “Tu demandes maintenant? Ca t’arrive de faire ce genre de politesse? T’aurais du demander pour la dizaine de fois précédente ou j’ai du te remplacer avant de le faire QUE maintenant!”
Et du coup, elle est partie bouder.
Je ne me suis jamais aussi sentie peu coupable d’avoir fait ce genre de remarque alors que j’aurai eu certainement des remords à une époque.

0 /20 en progrès!:

 

Teacher's life Copyright © 2011 Designed by Ipietoon Blogger Template and web hosting