21 avril 2009

Rendez-vous manqué?


J’ai rendez-vous chez mon psy.
Je sais pas quand, je sais que c’est bientôt… à moins que ce ne soit déjà passé…
Bref, j’ai perdu le petit post-it ou était inscrit le rendez-vous… j’ai cherché par ci, par là… sans vraiment me fouler… A vrai dire, est ce que j’en ai réellement besoin?
Je pourrais téléphoner, mais j’ai la flem et j’ai plein de choses à faire…
Je prend mes anti-dépresseurs, quand j’y pense. Ca me fait penser que je ne sais pas depuis quand j’ai pris le dernier… mais j’en ai pas pris aujourd’hui en tout cas.
Je crois juste que je sais où son mes problèmes et que je dois m’arranger avec. Le reste, j’en ai pas besoin…
Ca fera un an, dans un peu moins d’un mois, que je suis sous anti-dépresseur. Oui j’en ai eu besoin, oui j’avais besoin qu’on m’aide, oui il fallait que je les prenne (en même temps si on prescrit des anti-dépresseurs on ne les prescrit pas pour rien… c’est qu’il faut les prendre).
Je ne dis pas que je ne suis plus fragile, je dis qu’il faut que j’affronte d’autres problèmes et seule. Mon appartement, mon indépendance, je vais l’avoir… dans un délais très court.
Je n’ai pas peur de la solitude. Elle m’apaise. Ce dont j’ai besoin, c’est d’être seule juge de ma vie, de mes envies, de mes désirs en tant qu’adulte. De dire ce que je souhaite, ce que je veux faire de ma vie et de ne plus être sous le joug de pression sur ce que je dois faire et comment je dois le faire. J’ai besoin qu’on me fasse confiance et qu’on me la donne.
Là où je suis actuellement, on ne me la donne pas. Je dois donc partir seule, pour avoir confiance en moi même puisque personne ne veut me l’offrir.
C’est pour ça que j’ai fait une dépression. Parce que, au moment où je l’ai faite, on a tout fait pour montrer que seule, je n’étais capable de rien.
Ma mère. Elle l’a fait toute ma vie… Encore aujourd’hui, je lui ai tenue tête et elle me traite d’ingrate… En même temps, me traiter d’incapable en permanence, j’ai eu ma dose… Et je sais, à vrai dire je l’ai toujours su, elle ne changera pas, je serai toujours sa fille, incapable de vivre sans elle ou sans homme pour me tenir tête et quand par malheur je lui fais comprendre que je n’ai pas besoin d’elle, je suis une ingrate.
Si ce n’étais qu’elle…
Je crois que la conseillère péda, elle, a approfondi les choses. Elles aussi me prenait pour une incapable et supporter cela de sa mère qui ne voit en moi qu’une petite fille est une chose, supporter cela d’une inconnue perverse en est une autre.
Et elle n’était pas la seule. A la même période, ce sont des amis qui m’ont fait penser être une incapable, c’est à cet époque que je me suis battue pour d’autre et que je n’en ai eu aucun soutien, que tout ce que j’ai réussi à faire c’est me battre contre des gens qui m’ont écrasés, moralement, psychiquement… Certain m’ont détruits en sachant cela. Je ne leur pardonnerai jamais. Quand à mes amis, ils ont fait ce que leur cœur leur disait de faire sans savoir sans doute à quel point juste un “tu as fait ce que tu avais à faire et on te soutien là dedans mais…” m’aurait suffit. Je n’ai rien eu. Je les comprends et je ne leur en veut pas. Et même si j’ai eu le soutien d’autres acteurs, par un petit message de compassion, il ne venait pas de ceux qui compte vraiment. Ca a changé beaucoup de choses...
Si ces moments sont encore douloureux, c’est avec le recul des souffrances que je ressentais à l’époque. Je m’en suis écarté et je suis cloisonné. C’était un mauvais moment a passé.
Mon inspection s’est bien passé, mes élèves m’aiment, m’apprécient. Les parents sont contents de moi et me le dise et c’est comme ça que j’ai pu comprendre que certains ont confiance en moi.
Ce n’est que le début du chemin, et je connais la suite… je pense que la marche professionnelle, le fait qu’on me fasse confiance, était la plus grande, la prochaine est celle de me faire confiance, la troisième sera de faire confiance à un tiers…
C’est pas avec mes anti-dépresseurs et avec mon psy que j’apprendrais à avoir confiance en moi. Alors… si je tombe sur le papier tant mieux… sinon…

1 /20 en progrès!:

Auryn. on 22 avril 2009 à 10:27 a dit…

Quand on commence à oublier ses rendez-vous psy et ses anti-dépresseurs, c'est signe qu'on va bien mieux ;) En tout cas je comprends ton ressentiment vis-à-vis de prendre ton indépendance et de prendre confiance en toit toute seule, c'est pareil pour moi. Rien qu'un exemple à la maison: je pars en Ecosse l'an prochain et ma mère ne fait que me répéter "tu verras quand tu seras toute seule que tu devras faire tes courses, tes lessives etc..." (petite précision je ne vois mes parents que le weekend pourtant, mais elle tient à me faire mes courses - j'ai fini par mettre le hola, marre de ne pas manger ce que je veux quand je veux, faut que tout soit prévu pour toute la semaine et ça finissait périmé dans le frigo le vendredi) Le pire dans tout ça, c'est que je ne peux pas faire mes lessives uniquement parce que mes parents ont refusé de mettre la machine à laver qui ne servait pas à l'appart. Bonjour la contradiction. "Et s'il ya un dégat des eaux? Et comment tu vas repasser tes fringues? et...". -_-"

J'ai l'impression que pour les parents, tant que t'es pas installée avec un garçon dans ton chez toi, tu seras tjs considérée comme une petite fille pas foutue de se débrouiller toute seule. Et tu te fais engueuler quand tu as des désirs d'indépendance. Ca me saoule bien aussi en tout cas.

 

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