Je dois dire qu’en ce moment, j’ai l’impression que pas mal de gens me considère comme méchante. Je ne parle pas de mes élèves mais vraiment d’adultes. Je pense qu’il y a quand même erreur d’interprétation la plupart du temps.
Si je critique le comportement de quelqu’un devant lui de manière un peu brusque alors que cette personne ne m’a rien fait, on me dit méchante.
En fait je veux juste lui botté les fesses pour que cette personne ne fasse pas de conneries.
Si j’écarte certaine personne de mon entourage, on me dit méchante.
Egoïste, peut être plutôt… En même temps, peut-on me le reprocher d’éloigner des personnes qui me semblent être nuisibles, profiteuses, amorales? Je pense que c’est ma dépression qui m’a forcé à éloigné ces gens parce que je ne veux pas me complaire de ma maladie. Je dois avant tout me préserver surtout à une période de ma vie ou certaine personne de mon entourage me font souffrir plus ou moins inconsciemment. La plus grande crainte qui m’assaille c’est de retomber dans les noirs tréfonds de la maladie… Le reste m’importe peu. Je préfèrerai me casser une jambe…
La vérité c’est qu’en général, je ne comprend pas comment on peut devenir mesquin au point de soupçonner les gens de complots pour conquérir le monde (leur monde plutôt… extrêmement limité pour la plupart… et virtuel qui plus est…) et même si dans le cas où on me croit méchante, je ne comprends pas comment on ne peut pas essayé de comprendre la situation alors que je suis prête à répondre à toute les questions.
En général, je m’éloigne des gens que pour de très bonnes raisons. Et la seule chose qui me fait regretter cette situation, ce n’est pas ma décision de dire les quatre vérités à ces gens, ni même de m’en éloigner volontairement, mais la nostalgie d’avant…
Cette nostalgie fut suffisante pendant un temps pour pardonner.
Depuis, j’ai été dépressive.
La différence c’est que je suis toujours nostalgique pour certains, mais pas pour d’autre.
Pour deux personnes.
L’une était ma conseillère pédagogique d’il y a deux ans. D’ailleurs si j’ai pondus cet article c’est encore à cause d’elle. Elle me hante encore deux ans après.
Par un élan surement un peu masochiste, je suis allée sur le site de la circonscription où je travaillais et j’ai été voir l’équipe de l’inspection. L’inspectrice de l’époque a qui j’avais téléphoné en pleurs alors que j’étais sous anxiolytique, celle qui m’avait proposé de changé de conseillère alors qu’à ce même moment je ne savais pas encore que mon état psychologique allait m’obligé à rester chez moi jusqu’à la fin de l’année, a quitté la ville.
La conseillère pédagogique est là, elle. Et son attitude persécutrice sévit encore… Et si je le sais c’est que j’en ai encore des échos. Une AVS dans la dernière école où je travaillais m’a dit qu’une de ses amies exerçait dans une des écoles de cette ville et qu’elle était particulièrement persécutée par la conseillère pédagogique.
J’ai de la peine pour ses victimes. Car même si je ne suis pas l’instit parfaite, même si j’ai fait des erreurs, Elle n’avait aucun droit de me détruire à ce point. Elle n’avait rien d’une conseillère, comme elle n’avait rien de pédagogique.
Malgré tout, j’ai l’impression d’avoir fuit à cause de ma maladie. Qu’elle a gagné.
Et je dois dire, que j’aime avoir le dernier mot. Du moins, j’aime que les choses se terminent clairement et non en point de suspension.
Et une autre torture m’envahie. Parce qu’outre la photo de cette personne au large sourire, ne dénotant pas toute la perversité qu’elle cache, il y avait une adresse mail. Son adresse.
Je ne cache pas que j’ai une profonde envie de lui écrire. Pas pour déverser mon venin. Pas pour l’insulter. Mais parce que j’ai une profonde foi en l’humain et que je me dis que peut être, si je lui décrivais le calvaire que j’ai vécu, peut être que si je lui faisait remarquer la souffrance qu’elle peut causer, alors oui… Peut être que d’autres ne souffriraient plus et qu’elle comprendrait.
Cependant, les paroles de mon psy à l’époque, me reviennent comme un boomerang. Je lui avait dit que j’avais envie d’une explication et il me l’a déconseillé en me disant que cela me ferai plus de mal que de bien et que de la façon dont je la décrivais, cette situation pourrait tourner en ma défaveur. Que de lui dire ma souffrance, ne servirait qu’à flatter son égo perfide de destructrice et qu’elle ne ferait que d’enfoncer un peu plus un pieu dans mon crâne. Et enfin, que parfois, une situation en point de suspension était préférable à un point final et le vide qui s’en suivait.
Je veux le faire ce mail. Je le ferai. Mais je ne m’en sens pas la force. Pas encore. Même si d’autres souffrent, je dois penser d’abord à moi.
Ca c’était de la vrai méchanceté. De la cruauté. De la persécution mentale.
Les personnes les plus terrifiantes sont celle qui vous détruisent sans aucune raisons réelles et sans explications, parce qu’elles laissent derrière elles un trou béant: Le doute et l’incertitude. Ce vide incohérent qui pour nous, être de raison, est insupportable. Parce qu’il y a forcément une raison à tout et que la méchanceté pure, destructrice et démesurée ne peut avoir comme origine une situation proportionnellement importante…
Hors, on oublie vite que la méchanceté est très souvent gratuite. Et c’est souvent celle ci qui est destructrice et surtout irrationnelle.
Alors qu’on me dise méchante, cruelle, vindicative, horrible… Ca me fait doucement rire…
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