20 juin 2012

J'ai trouvé le bouton OFF



Avant de passer au second bilan, celui de kidzilla, quelques nouvelles d’Opossum.

La dernière fois j'avais parlé de la REE prévue... REE annulée car le père a oublié. Bien sûr. C'est le mot poli pour le "je m'en fou", mais nous n'abandonnons pas, nous avons une autre date: vendredi. J'ai un peu tiré les vers du nez d’Opossum après qu'il ai fondu en larme en allant en garderie et le petit m'a dit qu'il avait reçu des coups de ceintures parce qu'il n'était pas sage à l'école. Je lui ai demandé si je pouvais regarder en soulevant le t-shirt et là il me dit "j'ai pas de marques"... réflexe étrange du gamin qui serai incapable de dire ça sans connaitre la dimension de mon geste. Après lui avoir dit que personnes n'a le droit de le frapper ni moi, ni papa, ni maman, ni aucun adulte et que si c'était le cas il fallait le dire sans hésiter; je tilte et retourne dans ma classe consulter mon cahier d'appel. Quelque chose me frappe. Opossum n'est jamais absent même légèrement fiévreux. Pourtant, il y a juste quelques semaines, il a été absent 3 jours... J'avais donné la lettre de rendez vous pour la REE juste avant cette absence... Je me fais surement un film mais peut être que c'est à ce moment là que Opossum comprend le sens de "j'ai pas de marques".

A suivre...

La kidzilla de début d'année n'est plus. Ses progrès sont remarquables socialement même si son niveau scolaire est comparable à un début de petite section alors qu'elle va faire son entrée en grande section. Elle parle mieux, n'a plus de toc de lavage de main et son auto mutilation (elle se frappait, se giflait, se mordait et se tirait les cheveux) avait totalement disparu jusqu'à dernièrement... elle s'est remordu et s'est frappée de nouveau et je pense que l'arrivée du petit frère en est la cause. Rien à voir avec la sauvageonne qu'on devait poursuivre dans les couloirs, qui hurlait, se roulait par terre et qui était tout simplement ingérable jusqu'à sa déscolarisation partielle. Elle m'obéit, plus que les autres adultes, elle m'écoute et surtout elle me demande souvent de la prendre dans ses bras. Elle ne souhaite visiblement pas grandir et plus que tout, elle est en grande demande d'affection.

Je me surprends souvent à regarder sa bouille malicieuse et son incroyable gourmandise qui ne peuvent que tirer un sourire. Elle aime tout, mais surtout, tout ce qui est sucré... et par dessus tout: LE CHOCOLAT!

Sans aucun doute, c'est une petite fille attachante, loin de la diablesse de septembre. Son surnom de Kidzilla n'est qu'un souvenir même si elle reste une petite fille difficile.

Alors oui... si vous saviez combien de fois j'ai voulu lui en coller une! Combien de fois je l'ai trainée dans les couloirs en lui tirant le bras parce qu'elle ne voulait pas se lever! Combien de fois, alors qu'elle refusait de descendre ou de monter les escaliers, j'ai du la porter sous le bras à l'horizontal, comme une baguette de pain... et presque aussi légère!

Elle n'était pas facile à apprivoiser et le travail exceptionnel de la maman pour que sa fille soit aidée (psy, orthophoniste, différentes consultations a Débré jusqu'à la reconnaissance officielle du handicap) a porté ses fruits même si elle reste quelqu'un de froid, ne montrant que peu d'affection envers sa fille. Combien de fois, Kidzilla est entrée en classe avec un regard de désespoir, levant les bras vers moi pour un câlin si chichement distribué par sa mère? Un besoin viscéral d'affection et, aussi difficile qu'elle soit, je ne pouvais pas faire autrement que d'y répondre. Je reste persuadée que l'autorité sévère de sa mère est aussi efficace que la mienne beaucoup plus souple et répondant à ses besoins affectifs même si sa mère en doute.

A la remise des livrets la semaine dernière, la petite assiste à la discussion, assise sur sa chaise, sagement. Image surprenante quand elle est mise en parallèle à la tornade du début d'année. Nous sommes satisfait de l'année écoulé sans parler de vrais résultats scolaires. Nous savons que, de toute façon, la petite fera deux grande section et que sa scolarité sera fort probablement différente. En attendant, je lui dit qu'elle sera dans un double niveau MS/GS chez mon collègue et qu'elle y suivra un niveau de moyen même si officiellement elle est en grande section.

Moi: Il y a encore des crises mais j'ai appris à les gérer et j'ai partagé avec son futur maître certaines petites astuces...
Maman de Kidzilla: Ah? Quelles astuces?
Moi: Il y a Monsieur Puni. C'est un minuteur de cuisine. Même si elle me la cassé à force de le toucher, ça l'apaise. Elle reste calmement assise quand je la puni et que je lui met en face. Elle ne crie plus. Sinon, vous pouvez aussi mettre votre main sur sa tête?
Maman de Kidzilla: Comment ça?
Moi: Vous n'avez jamais remarqué? Quand elle hurle, vous posez juste votre main sur le sommet de sa tête et elle se calme presque de suite!
Maman de Kidzilla: Ah bon? Ah je vais essayé si ça marche...
Moi: Vous allez voir, c'est surprenant... J'ai découvert ça il y a 2/3 mois...

D'ailleurs j'avais donné l'astuce à mon collègue, son futur prof et celui qui a accueilli Yliès après son départ de ma classe.

Fabien: J'ai essayé ton truc sur Kidzilla. Elle partait en crise tout à l'heure dans la cours et j'ai posé ma main sur sa tête et pouf! Sa tension est redescendu tout de suite. C'est magique ton truc! T'as pas la même pour Yliès?

Ah ba non désolé...

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