21 mai 2010

La machine à caca

 
Petit jeu éducatif pour tous… et idéal dans le cadre d’une classe: La machine à caca!
Qu’est ce que la machine à caca?
C’est un jeu simple ou on met 3 ingrédients dans une machine qui les transforme en supposés caca qui en ressortira… Intéressant dans le cadre d’une alimentation équilibré… Ca fait un peu analyse de selles à moindre coût mais je trouve ça assez instructif en fait… Et pis le caca, ça fait toujours rire les mômes.
Essayez, vous verrez… Pas si facile que ça d’avoir à la sortie le “caca parfait”.
Enjoy: La machine à caca

11 mai 2010

Spectacle de fin d’année.


C’est marrant mais quand j’ai cherché une image pour illustrer cet article, je suis tombée sur ça…Et en grande section de maternelle, j’avais fait un spectacle sur le cirque et c’était moi l’ours! XD D’ailleurs au niveau de la tête, c’était trop grand et les oreilles penchaient violemment. XD
Brefouille XD
Chaque année, les profs s’enquiquinent à trouver ce qu’ils vont faire avec leurs élèves durant la kermesse.
Et à chaque fois c’est très souvent, soit une danse, soit une chanson.
Me concernant, ça sera un chanson pour mes CE1.
Pour faire original, j’ai décidé que cette chanson serait en langue étrangère.
Ba vous allez me dire, que ce n’est pas si original puisque beaucoup font des chansons en anglais pour les spectacles de fin d’année. Moi-même, il y a 2 ans avec mes grandes sections j’avais fait une chanson en anglais.
Cette fois ci, je m’attaque au japonais… Là c’est tout de même beaucoup moins courant.
Le seul soucis, c’est de trouver une chanson correcte pour des enfants de 7 ans, pas trop difficile, pas trop molle (parce que les mélodies douces pour des enfants pleins d’énergie de cet âge, je trouve que ça fait faux) et surtout pas un truc trop scolaire comme les chansons qu’on a tous appris en cours d’anglais au collège… beurk beurk!
Trouver une chanson adaptée c’est le parcours du combattant.
Alors finalement, je me suis dit que le meilleur moyen de trouver, c’est de faire appel à ce que je connais…
Et moi je connais les mangas! XD
Donc, j’ai trouvé la chanson parfaite, qu’ils chanteront en version longue avec 3 couplets, 2 refrains… à hauteur de 1 couplet et 1 refrain en français et le reste en japonais…
Voici donc la version japonaise et française de la chanson que mes élèves vont chanter pour le spectacle de fin d’année!




\o/ Ca va être fun!!!
Je suis tarée, enfermez moi!

08 mai 2010

Happy Birthday


J’ai eu cette chance de vivre, de vivre le premier jour de ma vie et de m’en souvenir… et je m’en souviendrais toujours…

Kanashimi no mukou kishi ni
Hohoemi ga aru toiu yo
Kanashimi no mukou kishi ni
Hohoemi ga aru toiu yo
Tadori tsuku sono saki ni wa
Nani ga bokura wo matteru ?
Nigeru tame ja naku yume ou tame ni
Tabi ni deta hazusa tooi natsu no ano hi
Ashita sae mieta nara tame iki mo nai kedo
Nagare ni sakarau fune no you ni
Ima wa mae he susume
Kurushimi no tsukita basho ni
Shiawase ga matsu toiu yo
Boku wa mada sagashite iru
Kisetsu hazure no himawari
Kobushi nigirishime asahi wo mateba
Akai tsume ato ni namida kirari ochiru
Kodoku ni mo nareta nara
Tsuki akari tayori ni
Hane naki tsubasa de tobi tatou
Motto mae he susume
Amagumo ga kireta nara
Nureta michi kagayaku
Yami dake ga oshiete kureru
Tsuyoi tsuyoi hikari
Tsuyoku mae he susume
Sur la rive opposé de la tristesse
Il y a quelque chose appelé un sourire
Sur la rive opposé de la tristesse
Il y a quelque chose appelé un sourire
Mais avant que nous ne puissions aller le rejoindre,
Y a t'il quelque chose pour lequel nous attendons ?
Pour poursuivre nos rêves, nous n'avons aucune raison de fuir
Nous devons continuer, jusqu'a cette lointaine journée d'été
Si nous le trouvons demain, nous ne pouvons nous réjouir
Car comme un bateau qui oppose la tempête
Nous devrons continuer à la franchir
Dans un endroit usé par la tristesse
Il y a quelque chose appelé un miracle qui attend
Nous continuons a chercher sans cesse
Pour le tournesol qui pousse à la fin du printemps
Le guerrier attend dans la lumière de l'aube
Avant qu'il ne puisse la serrer de ses ongles souillés, ses larmes brillent et tombent
Même si nous grandissons pour la solitude
Seulement en se fiant sur la lumière de la lune
Nous devons nous envoler loin avec nos ailes sans plumes
Juste aller devant, juste un peu plus loin
Comme les nuages de pluie se déchirent
Les rues trempées brillent
Bien que cela n'apporte que l'obscurité
Une puissante, puissante lumière
Nous pousse toujours à continuer

Je crois qu’il n’y a pas meilleure chanson pour illustrer ce que je ressens.
Je suis quelqu’un qui ne crois pas au hasard. Je pense que si quelque chose arrive c’est qu’elle devait arriver. Vous savez c’est comme cette fameuse chanson que tout un coup vous avez en tête, et au moment où vous allumez la radio, elle est là. C’est valable pour les bonnes et les mauvaises choses.
Alors que je me préparais pour faire un brin de ménage, j’ai allumé Itunes qui est toujours en aléatoire et je suis tombée sur cette chanson. Je connaissais la traduction de ses paroles et le destin a voulu que sur ma bibliothèque Itunes, où il y a plus de 2500 musiques, je tombe sur elle aujourd’hui. Et comme à chaque fois que j’écoute cette chanson, les larmes coulent, sans que je ne puisse faire autrement.
Cette chanson, je l’ai découverte en regardant le drama Ichi Rittoru no Namida (textuellement 1 litre de larmes)… Drama qui porte très bien son nom. Je vous laisse le découvrir seul si ca vous intéresse… On pleure forcément (et je suis résistante pourtant) mais il vaut le coup d’être vu.
Il y a un an, jour pour jour, je renaissais… Et si ce n’est pas ma date de naissance, c’est peut être la date la plus importante de ma vie. Et je suis persuadée, que toute les années qui suivront, je penserai à ce jour, en pleurant, comme je suis en train de le faire.
Aujourd’hui, cela fait un an que j’ai emménagé dans mon appartement et qu’après un dernier antidépresseur, j’ai jeté encore une boite à moitié pleine à la poubelle et placé une autre boite neuve dans la boite à pharmacie de chez mes parents où elle n’a plus bougé depuis. Je me rappelle encore avoir avalé le verre d’eau pour prendre le cachet alors qu’on démontait mon lit à l’étage pour l’apporter chez moi. J’avais décidé ce jour là que quoiqu’il arrive, je ne devais plus jamais avoir cette sensation de devoir dépendre d’une pilule pour être heureuse… Et que cette pilule ne franchirait pas la porte de mon nouvel appartement. J’avais prévu que cela devait être le premier jour de ma nouvelle vie qui commençait.
C’est tellement symbolique pour moi que cette date commémore la fin d’une guerre, parce ce que c’est aussi la fin d’une guerre pour moi. Une guerre avec moi même.
Je ne sais pas si on peut comprendre cette sensation quand on ne l’a pas vécu.
Depuis toute petite, je ne supporte pas de paraître faible aux yeux des autres et je ne supporte pas de montrer ma peine et ma souffrance parce que je pense qu’il y a des choses tellement plus graves et importantes.
Quand j’étais petite, mon frère était insupportable et jusqu’à ce qu’il ai trouvé celle qui est devenu ma belle sœur, mes parents ont eu beaucoup d’ennuis avec lui, que ce soit à cause de sa santé ou son comportement. Je crois que j’ai pris conscience que cela faisait de la peine à mes parents très très tôt, si bien que j’ai toujours été très sage et indépendante parce que je ne voulais pas leur créer de problèmes… Et plus que tout, leur faire de la peine était la pire chose qui aurait pu m’arriver. Je tentais d’être une fille modèle, ravalant ses petits problèmes de petite fille et d’adolescente, craignant que le moindre faux pas, ferai s’écrouler une montagne sur ma tête.
Alors aussi bien scolairement que dans mon comportement, j’étais irréprochable. Je m’empêchait tout écart, toutes bêtises, toutes les choses que tous parents vous interdit de faire et tout ce qui aurait pu leur faire de la peine.
Avec le recul, je pense que je me suis empêchée de vivre… C’est peut être pour ça que j’aime encore tous les truc un peu enfantin…
Quand j’étais petite et que je ramenais un bon carnet à la maison, ma mère m’a toujours offert un livre. Et du haut de mes 7 ans, je me souviens qu’une fois ma mère m’a offert un livre très moche et très bébé suite à une bon carnet. A chaque fois, je souriais, je remerciais ma maman… Mais moi, il ne me plaisait pas ce cadeau… ça faisait juste plaisir à ma maman et c’était bien. Mes copines, me montrait le lendemain leur album panini du dernier Disney sortit à l’époque. Mon livre était sous mon lit, chez moi.
Quand j’étais au collège, il y avait une réunion avec certains profs avec qui les parents prenait rendez vous. C’était peut être un des seuls caprices que j’ai fait étant adolescente: j’avais demandé à mon père d’aller voir certains de mes profs… ce n’était pas obligatoire à l’époque… Et mon père est allé voir 5 de mes profs pour me faire plaisir… J’ai bataillé pour qu’il le fasse! Tous mes profs ont dit la même chose. J’étais excellente dans toutes les matières à l’époque. J’avais une moyenne générale de 17.5 avec 19.5 de moyenne en math. Bref, les entretiens duraient 2 minutes à tout cassé… Je me rappelle même que ma prof de SVT et prof principale à l’époque a dit à mon père “Je ne vois pas pourquoi vous êtes venu… Il n’y a aucun problème!”. D’ailleurs, mon père m’a dit lui même en partant du collège “Ba… si c’est toujours comme ça… Inutile que je revienne…”
Et il n’est plus revenu.
Je crois que j’ai jamais aussi bien compris les gamins qui piquent des crises pour recevoir un peu d’attention… Je les envie. J’aurais aimé avoir la force de dire ce que je pensais et de m’exprimer quand j’étais petite au lieu de ravaler ce que je pensais réellement.
Alors ce matin du dernier cachet, je ne savais pas ce qui allait m’attendre. Est ce que j’allais supporter le fait de vivre seule? Est ce que j’allais arrivé à me prendre en main et m’occuper de moi?… J’aurai pu me poser ces questions mais en fait, elles ne m’ont même pas effleuré l’esprit. J’arrivais à être optimiste… Et ce n’était pas à cause de mes pilules. Tout ce que je pensais c’est qu’à cet instant, je pouvais être comme je le voulais et plus personne ne pouvait me dicter ma conduite. Que je vivais pour moi et non pour faire plaisir aux autres.
Finalement au bout de quelques mois  dans mon chez moi, je me suis rendu compte qu’en fait, hormis cette nouvelle ligne de vie, tout était pareil… J’avais tellement été indépendante depuis toute petite qu’à part le fait de faire mon ménage seule, ma lessive seule, ma vaisselle seule… Rien avait changé. J’ai toujours été seule et plus que jamais, je n’avais pas besoin de me raccrocher à qui que ce soit pour continuer à vivre…
Depuis ado, j’ai toujours considéré 2 types de personnes: Celles qui vivent pour eux et celles qui vivent pour les autres. Je me suis toujours considérée comme étant de la deuxième catégorie. Ma vie en elle même n’était pas importante, elle devait servir pour ceux qui en valait la peine… C’était un peu ma philosophie de vie… Je me suis même dit que je n’étais pas quelqu’un qui avait droit au bonheur et que les miettes de bonheur des autres me contenterai pour continuer mon chemin.
En fait, cette image que j’avais de moi, je la répugne a présent. J’étais une collabo…
Le 8 mai dernier, j’ai pris en main ma vie de révolutionnaire et j’ai atteins l’autre rive opposée à celle de la tristesse.
Aujourd’hui, j’ai toujours peur de ce qu’on pense de moi. J’ai toujours peur de mal faire. J’ai toujours peur de faire de la peine consciemment ou inconsciemment à quelqu’un parce que je ne crois pas qu’on peut être pleinement heureux sans aucuns problèmes ni soucis, mais je ne regrette plus mes décisions. Elles ne me torturent plus l’esprit.
Et quand je prends une décision, je ne la prends plus en fonction des autres mais en fonction des mes propres besoins. Et c’est pour ça que certains ont disparus de ma vie… Ils me créaient plus de souffrances que de bonheurs et je ne peux plus vivre avec plus de souffrances que de joies.
J’ai même réussi à dire à mes parents que toutes ces choses que j’attendais de leur part étant petite, je ne les avais pas eu… Mais bon ce n’étais pas de leur faute. C’étais parce que j’étais comme ça…
J’étais… comme ça…
J’étais.
Est ce que je suis heureuse aujourd’hui? Je ne vais pas dire oui parce que le terme est tellement fort pour moi que je me demande si vraiment c’est quelque chose d’atteignable. Je ne suis pas malheureuse en tout cas, c’est certain.
J’utilise un autre terme qui me fait sourire parce que j’en ressens les moindres vibrations de joie quand je prononce ces mots.
Aujourd'hui, je vis.

06 mai 2010

Les feux de l’amuuuuuur


Résumé de l’épisode précédent: William a fait sa déclaration d’amour à Florence par petit mot doux passé en classe. Florence a répondu assez fraîchement à William en lui disant qu’elle avait déjà Noah et Yacine.
Suite… (attention top générique!)
William est malheureux… Mais toujours amoureux! Si bien que lorsque Florence l’a accusé de lui avoir mis de la peinture rose sur sa petite robe noire, il avait la larme à l’œil, se défendant becs et ongles que, non, il n’utilisait pas “une couleur de tapette” pour sa poterie de fête des mères… Les mots ayant été prononcés pas loin des douces oreilles de la maîtresse, celle ci en a profité pour signaler que, bien que trop jeune pour comprendre la signification de ces mots, William n’avait plus intérêt à les prononcer parce que c’était assez insultant.
William: Mais ma sœur elle dit toujours ça… Elle a 14 ans.
Maîtresse: Ba tu lui diras qu’elle est mal polie et intolérante…
Noah lui, est torturé par le monstre de la jalousie. Depuis peu, la maîtresse a décidé de l’éloigner de sa Florence adorée, histoire qu’il s’intéresse un peu plus à ses études qu’au beau cheveux brun de sa belle, qu’il se plaisait à tortillé amoureusement autours de son stylo 4 couleurs… Stylo qu’il se met souvent dans la bouche, lui éclatant soigneusement les dents.
Seulement voilà, assis derrière elle se trouve à présent Steven, beau et brun, bourré d’humour et intelligent… Voilà que Florence se retourne un peu plus vers Steven… Enfin beaucoup plus souvent d’ailleurs que lorsque Noah était assis derrière elle…
En amoureux transis, Noah observe ce petit manège depuis lundi, qui est loin d’être à son goût. Et alors qu’ils travaillent en demi groupe sur les différents états de la matière, Steven et Florence ont partagés un fou rire, le visage de Noah devint soudainement grimaçant… Il ne put s’empêcher de clamer:
Noah: Hey Steven!
Tout en agitant son index, comme pour le prévenir d’un prochain malheur.
Sauf que voilà, Steven, lui, a un charme naturel et préfère largement rire avec les copains, copines que de penser à quelconques amourettes… Aussi, il ne comprends pas trop les choses de l’amour et la jalousie et ne comprends donc pas pourquoi Noah fait cette tête là.
La maîtresse, elle, a fait une crise de rire et a fixé Noah qui s’est rendu compte alors que, si Steven n’est pas encore sensible à certaines finesses sur les tragédies de l’amour, la maîtresse elle, y est tellement sensible que ça la fait bien marrer.
Rouge de honte, Noah se cacha le visage sous son t-shirt marmonnant un presque imperceptible:
Noah: Mais euh… Je m’en fiche… de tout de manière Florence c’est pas ma meuf!…grmbl…
Et si la maîtresse n’a pu s’empêché de corriger cet écart de langage, elle n’a pu faire autrement que de taquiner un peu plus le vilain pas beau jaloux, virant à l’écarlate… Ecarlate qui se mariait étrangement bien avec le rose funky de son t-shirt  très “in”.
La question se pose alors: Quand William mentionnait le rose comme “une couleur de tapette” ne voulait-il pas critiquer le t-shirt du rival ayant conquis le cœur de la belle Florence?
William arrivera t’il a conquérir Florence en discréditant Noah?
Noah va t’il se discrédité tout seul avec son abominable jalousie?
Yacine n’est il plus dans le cœur de Florence?
Florence va t’elle définitivement se retourner vers le beau Steven?
Steven va t’il enfin s’éveiller à l’amour? Choisira t’il Florence? Ou va t’il n’en avoir rien à foutre comme d’habitude?
La maîtresse va t’elle cesser d’espionner ses élèves? Va t’elle devoir déplacer Florence de nouveau parce que Steven et elle parlent trop? Sera t’elle tenter de la placer à côté de William pour faire plaisir à ce dernier et pour voir si cela le motive scolairement?
A suivre…

04 mai 2010

le gamin le plus poissard de l’univers


William, le retour.
Mais qui est William?
William est un espèce de porte malheur à lui tout seul. Plus exactement, depuis que je suis arrivée dans l’école, il a eu tout un tas de crasses. C’est un môme qui a de gros besoins affectifs tout en les rejetant parce qu’il est mal à l’aise… On est toujours mal a l’aise avec ce que l’on ne connait pas.
En bonne fille que je suis, je vais donc le chercher dans sa grotte (voir les hommes viennent de Mars…) J’insiste depuis plus de deux mois maintenant et ça commence à porter ses fruits. Hier, il a fait de très jolies rosaces (je viens de leur apprendre à en faire donc ils les reproduisent à foison) et il me les a offerte… C’est pas que j’ai besoin d’être aimée par tous mes élèves, mais son image de l’autorité est assez violente d’après ce que je peux observer. L’autorité c’est la punition, c’est les fessée, c’est les engueulades. J’ai envie qu’il comprenne que je ne suis pas là que pour ça et que les adultes ne sont pas la que pour gueuler mais aussi pour soutenir, aider et rassurer.
Donc depuis ces derniers jours, je le taquine un peu et lui commence enfin à me demander de l’aide et à faire des efforts pour me faire plaisir… Un jour peut être qu’il prendra les études un peu plus au sérieux et pas juste pour moi :P
Enfin soit… Pourquoi je pense qu’il a la poisse?
Le premier jour de mon arrivée, il tombe et se fait une entorse… Atèle pendant 3 semaines.
La faute à pas de chance vous me direz.
Sauf que voilà, il prend l’ascenseur pour aller en classe… Or la corde a sauté d’un copain qui l’accompagnait s’est retrouvé bloquée… l’ascenseur est tombé en panne avec eux à l’intérieur… pendant une demi heure, crise d’angoisse et pour moi et pour eux!
Et puis aussi, William n’est pas très heureux en amour…
Photo0308
Alors bon quand on est pas un génie, qu’on est mal aimé de ses parents, de ses copains et d’une n’amourette et que le sort s’acharne, je pense que la maitresse, elle peut au moins donner un ti peu d’affection…
Et pour information perso me concernant, les résultats du mouvement sont tombés…
… C’est peut être moi “la poisse”… Je suis condamnée à garder mon poste de remplaçante l’année prochaine… ba… on va dire que financièrement c’est avantageux donc je ne vais pas me lamenter de persister à être une Sans Classe Fixe…

15 avril 2010

La plume assassine…


Je sais, je ne suis pas très studieuse en ce moment… pourtant j’ai des choses à dire et je me dis “tiens, ce sujet ferait un bon article!” mais outre le fait que je souffre pour la seconde fois du dos au point de marcher à 4 pattes ce qui m’a valu un arrêt maladie d’une semaine, j’ai une flemmingite aïgue assez phénoménale (accompagnée d’une envie subite de niaiseries m’obligeant a rebouquiné les ouvrages les plus écœurants que l’univers a pu créer… et je ne vous parle même pas des films que je regarde en ce moment)
J’ai plus de muscle, je suis réduite à l’état de guimauve dans plusieurs sens du terme.
A part ça, j’ai repris le boulot aujourd’hui, malgré la douleur. (parce qu’au point ou j’en étais et au vu des vacances approchant, d’ici 2 semaines, je n’aurais plus été une guimauve, mais une flaque de sucre liquide)
Rien de mieux pour redevenir “normale” qu’une bande de gamins bruyants vous rappelant que
niaiserie = amour = enfant = enfer
…et d’en finir avec ma guimauverie attitude. (je réduis un peu le schéma mais c’est pour mieux me sortir de cet état mielleux)
Je suis accueillie ce matin par un mot dans le carnet de William.
“ …J’aimerai savoir quel est le comportement de William en ce moment en classe…”
Ce genre de message, ça pue.
En fait, y’a 2 genres de parents qui posent cette question:
1) Les fameux “si tu te comporte bien à l’école tu auras…”.  qu’on ne rencontre jamais parce que leur boulot leur prends trop de temps… souvent des bobos. probabilité: 5%
2) Les plus qu’impopulaires “si tu fous la merde à l’école, tu vas t’en manger une bien grosse dans ta gueule… et je sais que c’est le cas donc je veux une occasion pour t’en foutre une”. probabilité 94%
je laisse 1% à l’improbable.
Toujours est il que ce gamin, quand on le voit, il est fort loin d’avoir la première catégorie de parents. Ces énormes cernes quotidiennes me font limite flipper. Je garde un œil assez protecteur sur lui depuis un moment. Mauvais pressentiment.
Cependant, c’est un fait: Ce gamin est chiant. Il se donne un genre des cité assez inquiétant pour ses 8 ans à peine. Trop fier… trop lourd… William je vous en reparlerais dans un article que je nommerais “le gamin le plus poissard de l’univers”… je suis sûre vous avez hâte! XD
Donc voilà le problème: quoi répondre?
1) La vérité => Pour un moment je serais tranquille, mais le gamin me haïra et ne me fera jamais confiance vu la mandale qu’il se mangerait le soir même. A terme, il me fera chier…
2) Un mensonge => Dire que c’est un ange, c’est me laisser bouffer. Il se mangera pas de mandales (pas cette fois en tout cas) mais il me pourrira à coup sûr. Trop bonne, trop conne.
1 et 2 n’étant pas de bonnes solutions, je tente une troisième solution.
J’ai laissé ma classe travailler et je suis partie discuter avec William dans le couloir avec 2 choses: son cahier et une feuille.
Je lui lis la feuille où j’y ai écris la vérité… sans cadeau… le genre de petit mot qui engendrerait plus que la mandale… Mandale que je comparerais à un amuse-bouche dans un repas gastronomique… je vous laisse imaginer le menu du soir suite à ce petit mot.
Effet garantis: grands yeux emplis de terreurs, mouillés de larmes mais pas à cause du mot…
Moi: “Ce que je dis est vrai… tu es d’accord?”
*Baisse les yeux*
Moi: “J”aurais pu écrire ça sur ton cahier… Mais je n’ai pas écris ça…”
Je lui lis le mot dans son cahier… plus pondéré, mais vrai… qu’il est insolent, un peu trop fier et peu attentif… mais qu’il est participatif quand ça l’intéresse et qu’il a des remarques intéressantes. Que j’avais confiance en lui et qu’il fallait juste qu’il s’intéresse autant à son travail qu’à son apparence. Qu’il avait besoin d’attention et qu’on lui fasse confiance. Ce à quoi je concluais par “j’attends de voir si William évolue dans le bon sens…”
La terreur dans ses yeux disparait.
Moi: Je vais être franche avec toi. En général quand une maman me demande quel est le comportement de son enfant, c’est que cette maman est assez sévère et que si la réponse est mauvaise, l’enfant risque de s’en prendre une le soir même. Je me trompe?
William: …
Moi: Et moi je ne peux pas dire à ta maman que tu es un ange… Elle ne me croirait pas. Donc, j’ai dit la vérité en faisant en sorte qu’on ne te crie pas trop dessus ce soir…
William: Merci maîtresse…
Moi: Oui t’as intérêt à me remercier… mais c’est à double tranchant! Je te fais confiance mais il faut que tu le mérites. Si par malheur, un jour tu me casses les pieds alors que je viens de te rendre service, alors là, je serais sans pitié. Je prend cette feuille et je la colle sur ton cahier de correspondance. Est ce que c’est clair?
William: Oui
Moi: Bien… Alors montre moi que j’ai raison de te faire confiance et va travailler tes maths, Einstein!
J’ai eu la paix… et il a l’air d’avoir compris! Maintenant est ce que ça va durer? Ca…

01 avril 2010

Ah ah ah!


Chaque premier avril à l’école c’est la même chose: à peine la porte de l’école franchie, les mômes empilent les poissons derrière les dos des copains et des profs et les blagues s’accumulent.
Manque de chance, je suis pas d’une humeur excellente par manque de sommeil surtout. Je dors mal et je me réveille au moindre bruit.
Et ca commençait mal ce matin: en arrivant, je vois au loin le jeune AVS super sexy qui se dirige vers l’école, et probablement subjuguée, je suis pas loin de me vautrer en montant sur le trottoir… Heureusement il ne m’a pas vu. Je cumule les attitudes niaises quand il est en face de moi, c’est monstrueux… Je suis sûre que mes élèves sont pas loin de s’être aperçue l’effet que me fait ce type. Bref.
Et puis finalement.
Moi: Bon les enfants, j’ai quelque chose à vous dire. Il y a une classe de CM2 qui n’a pas de maîtresse et on est en manque de remplaçant. Comme vous n’êtes “que des CE1” je vais devoir partir et aller remplacer dans cette classe. Donc jusqu’à mardi je serai là et puis après…
*Silence de mort, élèves en état de choc*
élève 1: Quoi! Mais c’est pas juste!
élève 2: Oh non! Et vous revenez quand?
Moi: Je reviens pas, j’aurai les CM2 d’une autre école!
élève 3: Ah non! Et nous, on aura pas de maîtresse!!!
élève 4: Vous allez revenir hein? Vous revenez!!
Moi: Je passerai vous rendre visite mais bon…
élève 1: Non c’est pas juste maîtresse! Vous devez pas partir! C’est pas normal!
élève 5: Nous aussi on a besoin d’une maîtresse! Restez avec nous!
Moi: J’aimerai bien mais bon… ne vous inquiétez pas on arrivera a vous donner une autre maîtresse, ou un maître!
élève 2: Et ca sera qui?
Moi: je ne sais pas
élève 6: C’est une blague!
élève 3: Mais non c’est pas une blague. Regarde la maîtresse, elle rigole pas!
élève 2: Ca c’est sérieux! C’est pas rigolo!
*Toc toc*
Maîtresse E: Je viens chercher les élèves du RASED.
Moi: Ouai attend une seconde… les enfants… JE VOUS AI EUUUUUUU!
*Silence de mort, élèves en état de choc*
élève 1:Même pas drôle.
élève 6: Je le savais…
élève 3: Maîtresse, faut pas nous faire peur comme ça!
élève 4: C’est même pas marrant… M’enfin tant mieux…
élève 2: Faut pas plaisanter avec ce genre de choses… C’est même pas drôle…
C’est ça avoir 7 ans: ca rigole quand ça vous flanque un poisson dans le dos mais pas devant une bonne blague bien travaillé avec un merveilleux jeu d’acteur.
C’est ce qu’on appel un bide. XD

29 mars 2010

Big Brother is watching me!

ministere
Flippant quand même… Surtout que ça a visité beaucoup XD.
En passant j’aimerai connaitre mon visiteur quotidien d’Aix en Provence…juste par curiosité :D

23 mars 2010

We are a family! tadadada!


Jeudi, je débute un très long remplacement pour congé maladie jusqu’à fin juin et pour que cela se déroule dans les meilleurs conditions possibles, l’inspectrice elle même (et le mystère reste encore complet… je me demande bien pourquoi… C’est peut être juste parce que c’est la galère ) a demandé à ce que je fasse ce remplacement et que je passe une journée en observation pour prendre le relais.

Celle que je remplace? Françoise… aussi proche de la retraite que moi de mes débuts. Certainement plus âgé que ma mère.
A vrai dire, j’ai remplacé un instit y’a un mois de cela qui s’avère être, un ancien élève à elle…
J’ai toujours des aprioris lorsque je remplace une instit de l’ancienne génération. Y’a pas de cahier journal, pas de progressions, les photocop sentent la naphtaline tellement les dessins accompagnants les exercices ont l’air vieux… Bref, en général, je recommence tout, avec mon entrain habituel et mes gros sabots. Je dégomme toutes traces de vieilleries et débarque avec mes méthodes bulldozers “Si on s’amuse pas, on apprend pas” dans mes classes bruyantes mais pleine de vie, avec le O combien célèbre “Question pour un bonbon” de fin de semaines.
J’ai des méthodes que n’aime pas les adeptes du frontal. Les adeptes du “Je suis le prof, tu es l’élève. Je parle, tu m’écoutes. J’ai raison, ferme ta gueule.” Ce genre de classe ou y’a un espèce de mur de Berlin entre les bureaux des mioches et celui de l’instit. Pouaaaaah…
Hummmm…
Devant Françoise, j’ai l’impression d’être une adepte du frontal. XD
Quand je suis rentrée, dans la classe j’ai adoré la disposition des tables… y’a pas vraiment d’ordre mais c’est réfléchi en fonction des difficultés.
Dans sa classe, y’a tout un tas de bordel monstrueux: 4 poissons rouges, un hamster, des escargots en pleine reproduction et des milliards de plantations et les moucherons qui vont avec. Va falloir s’en occuper, ça me gonfle un peu… mais c’est sympa.
Un système de tutorat a été appliqué et qui marche plutôt bien.
Y’a du matériel d’art plastique à gogo… Je me suis d’ailleurs plâtrée la langue a force de découper des bandes de plâtres dans la cours pendant que les mômes faisaient des pots au soleil. Le vent tournait et j’inspirai systématiquement du plâtre… mais c’était marrant.
Le cahier journal est à jour et est décrit à l’excès. Ca va être la misère pour le continuer et ca va me donner plein de boulot… mais c’est bien pratique!
Présentation de la classe par Françoise: “Ici c’est une famille on s’aime tous grand comme ça!”
Elle ouvre les bras en grand… Et les gosses font pareil! C’est limite mystique! J’adoooooooree!
*soustraction au tableau*
Françoise (au gamin): Si tu m’oublies encore cette retenue, je te botte les fesses!
Et elle la fait.
Françoise: Bon ce matin, on a fait un résumé du livre qu’on lit à la nouvelle maîtresse. On va voir si elle a bien écouté!
*regards tous braqués vers moi*
*tééé heureusement que j’ai suivis*

Françoise: Et on applaudit la maîtresse! Elle a bien suivi!
Elle a des méthodes d’apprentissages comparables au mienne… Les coups de pieds aux fesses en moins. Mais elle adore ces mômes et je me demande si c’est son opération qui l’attend ou son éloignement de sa seconde maison qu’est l’école qui va être le plus dur… Oui parce que sa classe, c’est chez elle et ses élèves, c’est presque ses petits enfants. D’ailleurs, elle s’est plus à me dire qu’elle avait eu 3 générations d’une famille, et que très souvent, elle a eu les parents comme élève.
Vous imaginez pas le poids qui pèse sur moi…
Françoise: Fais gaffe à mes gosses… sinon je viens ici et je te botte les fesses!
Elle rigolait… Mais je vais me méfier.
Oh et puis… j’ai un enfant acteur dans ma classe… C’est déplacé si je demande un autographe? XD

21 mars 2010

Le gamin le plus lourd du monde

 
Elliot, 8 ans, CE1.
8h30
Elliot: Et tu sais maîtresse, blablablablabla…
Moi: Vas te ranger!
Elliot: D’accord… Et puis tu sais maitresse… blablablablablabla…
8h35
Elliot: … blablabla… Et j’ai fait les exercices! J’ai eu tout bon! blablablablablabla…
Moi: C’est bien! Pose ton manteau…
Elliot: blablablablablabla…
8h40
Elliot: Blablabla… Sur le thermomètre à la maison il faisait 14°C! blablablablablabla…
Moi: Oui, oui… tais-toi une seconde faut que je fasse l’appel
8h42
Moi: Samantha.
Samantha: Présente! Cantine et étude!
Elliot: Moi aussi je vais à l’étude maîtresse!
Moi: Elliot, je fais l’appel et ce n’est pas à toi de parler!
Elliot: Je pourrais ramener la feuille de cantine à la directrice!
Moi: Non! Tais toi bon sang!
8h50:
Moi: Bon aujourd’hui je vais vous expliquer les sous…
Elliot: On sait déjà maîtresse! La maîtresse nous a expliqué!
Moi: Bon Elliot, carnet sur mon bureau! Tu n’arrêtes pas de parler et tu me coupes la parole! Laisse moi terminer!
Elliot: Mais ma maîtresse, elle dit pas le programme d’abord. D’abord elle fait la date…
Moi: ELLIOT! CARNET! Non, mais laisse moi parler au lieu de me couper la parole en permanence! Je suis pas ta maîtresse d’habitude (dieu merci) alors on fait les choses différemment!
9h00
Moi: Bon alors, comme je vous le disais nous allons faire des soustractions posées av…
Elliot: Trop facile!
Moi: ELLIOT AU TABLEAU! On va voir si t’es si malin!
83 – 29
Elliot: 3-9 c’est pas possible maîtresse. Tu t’es trompé!
Moi: Alors je vais être très clair Elliot, si je te dis “constitutionnellement” est ce que tu sais ce que ça veut dire?
Elliot: Non.
Moi: Est ce que tu sais faire des multiplications?
Elliot: Non.
Moi: Pourtant ça existe, et MOI je sais les faire et je sais ce que ça veut dire, donc quand je te donne cette soustraction c’est qu’elle est possible et NON je ne suis pas trompé et toi tu n’as que 8 ans, et tu es à l’école pour apprendre. Tu ne sais pas tout! Alors maintenant je vais être claire, si tu m’interromps, si tu parles à tout bout de champs, en plus d’un mot sur le carnet, tu seras puni de récréations!
9h10
Moi: Bon maintenant que j’ai expliqué, Noah, est ce que tu peux me dire comment on résout 21-9 ?
Noah: 1- 9 c’est impossible donc on met…
Elliot: On met la retenue et puis…
Moi: ELLIOT DEHORS! Tu t’assois sur le bureau en face de la classe et tu travailles tout seul!
9h50: récréation
Moi: Comment la titulaire arrive à supporter Elliot?
Collègue: Elle y arrive pas… Elle y va à coup de “Dégage je veux pas te voir!”.
Moi: Je comprends pas comment elle peut mettre sa table à côté de son bureau…
Collègue: De près ou de loin, ça sert pas à grand chose. Il est toujours aussi pénible…
*humm*
16h30, après avoir eu Elliot en fond sonore toute la journée
petite note pour la titulaire.
…J’ai fait un peu de géographie en étudiant différents paysages et j’ai abordé la soustraction a retenue, sinon j’ai fait surtout de la révision.
Bonne reprise!
PS: Je ne sais pas comment tu arrives à supporter Elliot, mais tu as toute mon admiration...

15 mars 2010

Linda, elle s’appelle Linda, c’est une petite fille, comme les auuuuuutreeeeeees…

 
*Je veux ce t-shirt*
8h15 Appel de la secrétaire de l’inspection.
Secrétaire: C’est pour un remplacement à l’école rue République… un CE2
*yeah!!!*
Moi: Ah vous me faites plaisir là! C’est une bonne nouvelle!
Secrétaire: C’est vrai?
Moi: Ah oui! j’y ai travaillé plus d’un trimestre et demi l’année dernière. Je remplace la même enseignante. Merci!
=> voir novembre-décembre 2008, janvier à mai 2009
*crop contente!*
*Franchissement de porte*
*avalanche d’anciens élèves sur moi, bises et tralala*
élèves: HAN MAITRESSEUUUU MAITRESSEUUUUU! VOUS VENEZ POUR NOUS?
Moi: Non! Je remplace votre maîtresse de l’année dernière.
Elèves:  HAN! ILS ONT TROP DE LA CHANCE LES CE2!
*arrachage d’élèves de mes bras et jambes… arrivage avec peine en salle des maîtres*
Moi: Salut!
Collègue de CM1: Ah! bah ça alors! C’est toi qui remplace en CE2?
Moi: Ouai. Alors ça se passe bien avec mes anciens élèves? Je suppose que pour certains ça rame… Kévin… Harry…
Collègue: Kévin, c’est dur en français. Les maths, ça va par contre. Harry, c’est dur… plus ça va dans l’année et plus ça chute.
Moi: Il m’a fait le même coup l’année dernière… Et puis question compréhension…
Collègue: Rien… Même les consignes en math… Je pense qu’il est bon pour un redoublement. Tu vas voir Linda! Elle est transformée!
Moi: C’est vrai? Ca fait plaisir à entendre!
Collègue: Tu vas t’en rendre compte toi même.
Moi: C’est vrai! Elle a redoublé! J’avais zappé dis donc! Je me suis tellement battue avec les parents pour qu’elle redouble parce qu’elle était à l’ouest et qu’elle était mal à l’aise avec les autres… Du coup, je vais l’avoir dans ma classe là!
Rappel du cas Linda:
Les premiers soucis
La paresse de Linda
Le début du miracle
L'affaire du vol du twix
La tentative de remède à son exclusion...
... les premières réactions...
... et le début des résultats!
Et puis la rechute!
Dernier jour
Et vous savez quoi? Rentrer dans une salle qu’on a fréquenté pendant plusieurs mois, connaître presque tous les élèves de l’école et tous le personnel et les collègues: CA FAIT DU BIIIIIIIIEEEEENNNN!
Mieux encore, les cahiers de Linda, source de bonheur ultime. L’année dernière, quand je suis arrivée dans cette classe, j’avais refait ses cahiers de leçon à neuf : les leçons y étaient a moitié écrite ou mal. Cette année ses cahiers de leçons sont nickels. Quand à ses cahiers d’exercices au lieu d’être remplis de NA (Non Acquis), Il y a  des A et des CA (Acquis, Cours d’Acquisition)… Bon en histoire-géo et sciences, elle apprend toujours pas et se plante systématiquement, elle a toujours un manque affreux de vocabulaire, mais il y a un mieux évident.
Qui plus est, socialement, elle est enfin inclus dans sa classe en tant qu’élève à part entière, elle est épanouie, elle pose des questions, lève le doigt, et est intéressé.
J’ai eu le sourire toute la journée. Mes anciens CE2, devenu CM1, ne m’ont pas lâchés durant les récréations: Et vas y que je te prends la main, et voilà qu’on réclame un bisou... A midi, j’ai même une maman d’une de mes élèves de l’année dernière qui m’a fait la bise. Enfin bref ça fait un peu retour dans la famille. XD
Je reveux une classe géniale comme ça! :P
J’y retourne demain! \o/

13 mars 2010

100

 
Ca c’est le nombre d’élèves différents que j’ai eu cette semaine. Chaque jour, une classe différente… 25 élèves par classe… grosso modo, depuis le début de l’année j’ai du avoir dans les 500 élèves dans dix écoles différentes.
Finalement j’ai vu un peu de tout. Le pire comme le meilleur, mais à vrai dire ce qui est le plus marquant c’est très souvent le pire. A vrai dire, je commence à m’y habitué à ce statut de ZIL et ça ne me dérangerait pas de continuer. Surtout économiquement parlant.
Donc du coup, vu qu’on formule actuellement nos voeux pour l’année prochaine, je me tâte un peu. J’aimerai me rapprocher de chez moi et aller à l’école à pied, surtout qu’au bout de ma rue, il y a une maternelle où un poste se libère et que c’est très tentant. Maintenant vu qu’officiellement ça ne fera que 4 ans que je suis enseignante en septembre, j’aurai du mal à avoir le poste. J’aurai d’autant plus de mal que c’est un quartier très bobo et donc très prisé. Et puis d’un autre côté, je crache pas sur la prime de déplacement en tant que ZIL, prime qui pourrait être compensé par le fait de faire les cantines à midi ou l’étude le soir, mais bof les heures sup’.
Pleine réflexion en perspective…
Donc j’ai pas fini de faire mes vœux… parce qu’en plus concernant le projet Jules Vernes et l’année à l’étranger, c’est tomber à l’eau… Il faut un projet et montrer l’avantage de ce projet dans le cadre de l’école où on travaille… sauf que je suis sans école fixe!
Et comme je continuerai bien mes études faut que j’ai aussi du temps pour du travail perso… donc zil c’est mieux…
D’un autre côté, avoir sa classe et ne plus bougé tout le temps, avoir vraiment une équipe péda et des collègues c’est super aussi…
Humpfr…
Je sais pas quoi faire…
Et puis y’a un autre truc: Si je suis dans une mater, que je fais l’étude dans l’élémentaire et que je fais une licence… Quand est ce que je vis? Non parce que même si je fini vieille fille seule avec son chat, je veux quand même voir mes copains. \o/

11 mars 2010

De l’erreur naît la philosophie…


Exercice de vocabulaire, niveau CM2, sur le sens d’un mot dans son contexte.
vu sur une copie:
Consigne: Indique entre parenthèse le sens du mot classe qui convient: salle, élégance, niveau, catégorie.
1. La vache est dans la classe (élégance) des mammifères.
2. Ce mannequin a beaucoup de classe. (catégorie)

Certes, on peut voir une certaine élégance dans une vache… Je trouve que son flegme quand elle rumine peut avoir une certaine classe.
Quand au mannequin… catégorie socio-professionnelle? catégorie  des anorexiques? Non parce que quand on voit ce qui défile sur les podiums des fois…
Oui… à la rigueur je préfèrerai voir défiler une vache…
Et ça ce n’est qu’un court résumé de toute la réflexion philosophique qui a envahie mon cerveau pendant au moins une demi heure après avoir corrigé la copie.
J’ai vraiment que ça à foutre…

09 mars 2010

Des rentrées comme ça, on en veut pas!


Lundi, rentrée de vacances. Je revois pour la dernière fois les maternelles que j’avais eu pendant 3 semaines avant les vacances. Je suis crevée parce que je suis sur le rythme de mes vacances c’est a dire couchée à 3h du mat’ levée à 11h30/ 12h… Mais je ne suis pas mécontente.
Je revois Enguerrand qui boude… Il n’a pas raté sa rentrée! Même si la relation qu’il a avec sa maîtresse est conflictuelle, il espérait la revoir. Il se sent coupable. Ce petit bout a cru, et je pense d’ailleurs qu’il croit toujours, que si sa maitresse est malade, c’était à cause de lui, parce qu’il l’a fait crier. C’est fou tout ce qui se passe dans sa tête à ce petit. Il est peut être case pieds mais c’est surtout un môme très sensible qui a juste un énorme besoin d’affection et de jouer… Ca va être dur pour lui le CP!
A vrai dire, je pensais en allant travailler, que j’allais passé une bonne journée et profiter que ce soit mon dernier jour pour passer un bon moment.
Et puis elle est entrée, et tout de suite j’ai su que quelque chose clochait.
L’état de Sarah, la petite atteinte de la maladie dégénérative dont j’ai parlé dans un article précédent, celle dont les muscles s’atrophieront toute sa vie, s’est considérablement dégradé. Ca m’a sauté aux yeux. Elle avait moins d’équilibre, son visage était plus figé, ses gestes étaient plus raide, sa langue était paresseuse, sa prononciation moins claire. Je l’ai vu dans les 2 minutes. A vrai dire, ce n’était pas si flagrant si on la voyait quotidiennement, mais, moi qui ne l’avait pas vu depuis deux semaines, ça m’a sauté aux yeux… bizarrement l’ATSEM n’a rien vu, mais l’AVS qui la voit tous les jours a ressentis quelque chose mais elle ne pensait pas que s’était si flagrant.
AVS: C’est marrant que tu l’ais vu si vite. T’es attentive…
C’est vrai. Quand ça concerne le bien être des gosses, je repère tout de suite les malaises, aussi petit qu’il soit. En fait, j’en avais pas véritablement conscience, mais l’année dernière, la directrice de l’école où je remplaçais un congé long avait dit à Isawette.
Directrice: Elle se préoccupe beaucoup du bien être de ses élèves!
La seule chose que j’ai dite après cela c’est “Bah… C’est normal non?”
A vrai dire, c’est pas  le fait de me faire remarquer cette qualité, qui me choque, c’est le fait que ce soit remarquable… Normalement, cette qualité, je pense que tous les profs doivent l’avoir, alors pourquoi montré cela comme un signe distinctif?
Donc depuis ce jour, j’ai un peu observé autour de moi et je dois dire que oui, je suis peut être un peu plus observatrice, mais de là à ce que ça me distingue…
Comme je l’ai dit à l’AVS, je pense que le rôle premier d’un prof c’est d’assurer la sécurité physique et morale des mômes mais aussi et avant tout de lui faire aimer l’école. Parce que si un môme ne se sent pas bien en venant à l’école, il ne travaillera pas dans de bonnes conditions. Combien de mômes, d’ado, de lycéens, se sont planter en cours, parce que soit ça se passe mal avec l’enseignant, soit ça se passe mal à la maison où à l’école.
Et les seuls qui peuvent voir tout ça c’est nous, non?
Bref, en ce qui concerne Sarah, ça m’a sauté aux yeux. Y’a plus qu’à espérer, que son état est du au fait qu’elle s’est beaucoup dépensée pendant les vacances et qu’en fait elle n’était que fatiguée.

04 mars 2010

Méchante


Je dois dire qu’en ce moment, j’ai l’impression que pas mal de gens me considère comme méchante. Je ne parle pas de mes élèves mais vraiment d’adultes. Je pense qu’il y a quand même erreur d’interprétation la plupart du temps.
Si je critique le comportement de quelqu’un devant lui de manière un peu brusque alors que cette personne ne m’a rien fait, on me dit méchante.
En fait je veux juste lui botté les fesses pour que cette personne ne fasse pas de conneries.
Si j’écarte certaine personne de mon entourage, on me dit méchante.
Egoïste, peut être plutôt… En même temps, peut-on me le reprocher d’éloigner des personnes qui me semblent être nuisibles, profiteuses, amorales? Je pense que c’est ma dépression qui m’a forcé à éloigné ces gens parce que je ne veux pas me complaire de ma maladie. Je dois avant tout me préserver surtout à une période de ma vie ou certaine personne de mon entourage me font souffrir plus ou moins inconsciemment. La plus grande crainte qui m’assaille c’est de retomber dans les noirs tréfonds de la maladie… Le reste m’importe peu. Je préfèrerai me casser une jambe…
La vérité c’est qu’en général, je ne comprend pas comment on peut devenir mesquin au point de soupçonner les gens de complots pour conquérir le monde (leur monde plutôt… extrêmement limité pour la plupart… et virtuel qui plus est…) et même si dans le cas où on me croit méchante, je ne comprends pas comment on ne peut pas essayé de comprendre la situation alors que je suis prête à répondre à toute les questions.
En général, je m’éloigne des gens que pour de très bonnes raisons. Et la seule chose qui me fait regretter cette situation, ce n’est pas ma décision de dire les quatre vérités à ces gens, ni même de m’en éloigner volontairement, mais la nostalgie d’avant…
Cette nostalgie fut suffisante pendant un temps pour pardonner.
Depuis, j’ai été dépressive.
La différence c’est que je suis toujours nostalgique pour certains, mais pas pour d’autre.
Pour deux personnes.
L’une était ma conseillère pédagogique d’il y a deux ans. D’ailleurs si j’ai pondus cet article c’est encore à cause d’elle. Elle me hante encore deux ans après.
Par un élan surement un peu masochiste, je suis allée sur le site de la circonscription où je travaillais et j’ai été voir l’équipe de l’inspection. L’inspectrice de l’époque a qui j’avais téléphoné en pleurs alors que j’étais sous anxiolytique, celle qui m’avait proposé de changé de conseillère alors qu’à ce même moment je ne savais pas encore que mon état psychologique allait m’obligé à rester chez moi jusqu’à la fin de l’année, a quitté la ville.
La conseillère pédagogique est là, elle. Et son attitude persécutrice sévit encore… Et si je le sais c’est que j’en ai encore des échos. Une AVS dans la dernière école où je travaillais m’a dit qu’une de ses amies exerçait dans une des écoles de cette ville et qu’elle était particulièrement persécutée par la conseillère pédagogique.
J’ai de la peine pour ses victimes. Car même si je ne suis pas l’instit parfaite, même si j’ai fait des erreurs, Elle n’avait aucun droit de me détruire à ce point. Elle n’avait rien d’une conseillère, comme elle n’avait rien de pédagogique.
Malgré tout, j’ai l’impression d’avoir fuit à cause de ma maladie. Qu’elle a gagné.
Et je dois dire, que j’aime avoir le dernier mot. Du moins, j’aime que les choses se terminent clairement et non en point de suspension.
Et une autre torture m’envahie. Parce qu’outre la photo de cette personne au large sourire, ne dénotant pas toute la perversité qu’elle cache, il y avait une adresse mail. Son adresse.
Je ne cache pas que j’ai une profonde envie de lui écrire. Pas pour déverser mon venin. Pas pour l’insulter. Mais parce que j’ai une profonde foi en l’humain et que je me dis que peut être, si je lui décrivais le calvaire que j’ai vécu, peut être que si je lui faisait remarquer la souffrance qu’elle peut causer, alors oui… Peut être que d’autres ne souffriraient plus et qu’elle comprendrait.
Cependant, les paroles de mon psy à l’époque, me reviennent comme un boomerang. Je lui avait dit que j’avais envie d’une explication et il me l’a déconseillé en me disant que cela me ferai plus de mal que de bien et que de la façon dont je la décrivais, cette situation pourrait tourner en ma défaveur. Que de lui dire ma souffrance, ne servirait qu’à flatter son égo perfide de destructrice et qu’elle ne ferait que d’enfoncer un peu plus un pieu dans mon crâne. Et enfin, que parfois, une situation en point de suspension était préférable à un point final et le vide qui s’en suivait.
Je veux le faire ce mail. Je le ferai. Mais je ne m’en sens pas la force. Pas encore. Même si d’autres souffrent, je dois penser d’abord à moi.
Ca c’était de la vrai méchanceté. De la cruauté. De la persécution mentale.
Les personnes les plus terrifiantes sont celle qui vous détruisent sans aucune raisons réelles et sans explications, parce qu’elles laissent derrière elles un trou béant: Le doute et l’incertitude. Ce vide incohérent qui pour nous, être de raison, est insupportable. Parce qu’il y a forcément une raison à tout et que la méchanceté pure, destructrice et démesurée ne peut avoir comme origine une situation proportionnellement importante…
Hors, on oublie vite que la méchanceté est très souvent gratuite. Et c’est souvent celle ci qui est destructrice et surtout irrationnelle.
Alors qu’on me dise méchante, cruelle, vindicative, horrible… Ca me fait doucement rire…

25 février 2010

Mes rêves d’enfant


Photo0252 Je renonce pas à ce rêve encore et d’ailleurs, j’attends toujours la demande en mariage du prince William… quoique je dirai pas non à son roux de frère :D… Je crois qu’on a tous rêvé petite fille d’être une princesse :P
Photo0250 C’est déjà le cas non? Oui bon… mon style c’est mon style… je suis tendance pour moi :D
Photo0246 Ca pareil: j’ai pas renoncé! et puis je ne me débrouille pas trop mal en dessin (ce qui fait que je n’imprime plus de coloriage en mater par soucis d’économie, je fait un dessin et les gamins colorie… Et puis il y a différent genre d’artiste ^^
Photo0244 William? Harry? XD
Ba question délicate… pourquoi devoir vivre avec quelqu’un après tout. On peut être heureux seul… Bon des fois, le célibat ça empêche de se rendre dans des “super fêtes” avec “des super couples”… hum… ca devient grave, je me fais des private black joke à moi même. J’ai horreur des CPDGBC (Clubs Privés Des Gens Biens Casés) qui pense que tout célibataire est un déviant anormal alors que depuis toute petite j’ai toujours su que je vivrai seule au moins un moment dans ma vie. D’ailleurs dans tous les films, rares sont les héros et héroïnes qui quittent popa moman pour s’installer avec conjoint directement!
Photo0248 DONE!
Voici donc ce que ça donne dans mon couloir!
Photo0253
Photo0254

Toiles de Isabelle Kessedjian

24 février 2010

Pari tenu sauf que…



Enguerrand ne crie plus en classe de façon intempestive. Cependant son problème n’est pas réglé pour autant. Il est en grand manque affectif, et quand sa “tata” (la mère de la famille d’accueil) vient le chercher, il redevient turbulent, comme si il n’arrivait pas à contrôler ses émotions et qu’il avait besoin de l’extérioriser en criant et courant partout.
Mais bon je ne suis pas une fée et je ne peux pas régler tous les problèmes de tous les enfants que je rencontre. D’ailleurs, quand sa maîtresse reviendra, il sera probablement encore bouleversé et recommencera peut être à hurler. Finalement l’ingratitude de mon statut de remplaçante me reviendra à la figure en permanence… les petits problèmes réglés en ma présence, peuvent  réapparaître…
Je ne suis qu’une simple éducatrice après tout… de passage qui plus est. Je ne suis pas une magicienne, ni une fée.
L’éducation d’un enfant est si complexe. l’incohérence des différents acteurs d’éducation d’un enfant créera toujours un problème. D’un autre côté, si on devait être cohérent, il faudrait rencontré chaque parents, et se mettre d’accord avec eux sur l’éducation qu’ils souhaitent apportés et avoir des réactions différentes avec chacun d’entre eux. Y’a pas d’éducation parfaite, ni de profs parfait, ni de parents parfaits. Y’aura toujours des gamins à problèmes et il faut vivre avec.
Enguerrand en est un bon exemple. Il voit sa maman une fois de temps en temps dans un macdo un dimanche midi. Sa tata lui met des couches la nuit alors que moi j’essaye de lui dire qu’il faut qu’il grandisse. Il faut qu’il s’exprime autrement que dans les cris et un mauvais comportement mais d’un autre côté il ne supporte pas quand sa tata me parle de sa mère ou de sa soeur et hurle systématiquement quand il y a cette conversation parce qu’il ne veut probablement pas l’entendre.
Quand à moi, je suis juste de passage…

17 février 2010

20 pour tous et tous pour 20!

L’éducation nationale lance pour la deuxième année consécutive le programme Jules Verne qui consiste à ce qu’un enseignant partent pour un an à l’étranger… Je vais tenter l’aventure même si j’ai peu de chance d’y arriver puisque dans l’académie de Créteil il n’y a que 20 places pour tous les profs de la maternelle au lycée.
Qui ne tente rien n’a rien!

Lamentations d'un poil de cul de femme

Il est dur lorsque sur la terre
Dans le bonheur on a vécu
De mourir triste et solitaire
Sur les ruines d’un vieux cul.
Jadis dans une forêt vierge,
Je fus planté, sur le versant
Qu’un pur filet d’urine asperge,
Et parfois un filet de sang.

Alors dans ce taillis sauvage,
Les poils poussaient par mes sillons,
Et sous leur virginal ombrage,
Paissaient de jolis morpions.
Destin fatal ! un doigt nubile
Un soir par là vint s’égarer,
Et de sa phalange mobile
Frotter, râcler et labourer.

Bientôt au doigt le vit sucède,
Et, dans ses appétits ardents,
Appelant la langue à son aide;
Il nous déchire à belles dents.
J’ai vu s’en aller nos dépouilles
Sur le fleuve des passions,
Qui prend sa source dans les couilles,
Et va se perdre dans les cons.

Hélas ! l’épine est sous la rose,
Et la pine sous le plaisir
Bientôt au bord des exostôses,
Des chancres vinrent à fleurir.
Les coqs de leur crête inhumaine
Se parent dans tous les chemins :
Dans le département de l’Aine
Gambadent les jeunes poulains.

Mais, quand le passé fut propice,
Pourquoi songer à l’avenir ?
Et qu’importe la chaudepisse
Quand il reste le souvenir ?
N’ai-je pas vu tous les prépuces,
Avoir chez nous un libre accès,
Alors même qu’ils étaient russes,
Surtout quand ils étaient français.

J’ai couvert de mon ombre amie
La grenette de l’écolier,
Le membre de l’Académie,
Et le vit du carabinier.
J’ai vu le vieillard phosphorique,
Dans un effort trop passager,
Charger avec son dard étique,
Sans parvenir à décharger.

J’ai vu – mais la motte déserte
N’a plus de flux ni de reflux,
Et la matrice trop ouverte,
Attend vainement le phallus.
J’ai perdu, depuis une année,
Mes compagnons déjà trop vieux,
Et mes beaux poils du périnée
Sont engloutis dans divers lieux.

Aux lèvres des jeunes pucelles,
Croissez en paix, poils ingénus.
Adieu, mes cousins des aisselles,
Adieu, mes frères de l’anus !
J’espérais à l’heure dernière,
Me noyer dans l’eau des bidets,
Mais j’habite sur un derrière
Qu’hélas on ne lave jamais.

- Il eut parlé longtemps encore,
Lorsqu’un vent vif précipité,
Broyant, mais non pas inodore,
Le lança dans l’éternité.
Ainsi tout retourne dans la tombe,
Tout ce qui vit, tout ce qui fut,
Ainsi tout change ainsi tout tombe,
Illusions… et poils du cul.
Jules Verne
Mais non c’est pas à cause du poème que je candidate! XD

12 février 2010

Adaptation


La maternelle c’est apprendre à s’adapter aux autres. C’est le cas pour les enfants et c’est le cas aussi pour les adultes.
Par expérience personnelle, l’adaptation ça me connait… En tant que ZIL, on change d’école et de fonctionnement régulièrement. Je trouve cependant qu’en maternelle on doit s’adapter encore plus.
En maternelle, les enfants handicapés sont parfois repérés à ce moment là… On s’adapte à l’enfant sans aide.
En maternelle, On doit s’adapter au rythme spécifique des gamins… parce qu’à cet âge, être né à la fin ou en début d’année, ça change tout.
En maternelle, on a pas de classe spécifique pour non francophone…
Prenez ma classe actuelle: 23 grandes sections.
Dans le lot j’ai le fameux Enguerrand… qui ne hurle plus mais qui a tout de même du mal à se contrôler et surtout à arrêter de jouer… mais je suis contente, il n’a pas bouder violement en soufflant de colère… Je dois jongler entre ses besoins affectifs et être strict… ni trop l’un, ni trop l’autre.
J’ai un non francophone… d’origine indienne et qui parle anglais… ça fait 4 mois qu’il est à l’école et il est réfractaire dans la prononciation d’un quelconque mot en français. Il baragouine par geste et hoche la tête sans comprendre.  Aujourd’hui, j’ai réussi à l’inciter a répéter des mots quotidiens comme “bonjour” “s’il te plaît” “merci” en m’adressant à lui en anglais de temps à autres… ça fait deux semaines que je suis là et c’est la première fois qu’il parle clairement dans une langue existante… enfin… il remue les lèvre et les sons qui sortent ressemblent à ces mots là XD
J’ai une petite atteinte d’une maladie orpheline dégénérative qui paralyse tous ses muscles… Toutes mes activités graphiques doivent être adaptées à son handicap. Elle a une chaise spéciale, du matériel spécifique et doit se servir d’un ascenseur. Du jour au lendemain, elle peut ne plus pouvoir parler, ne plus pouvoir voir, ne plus pouvoir entendre. Cette éventualité peut arriver à tout moment. Sa mère lui apprend la langue des signes “au cas où”… Et moi “au cas où” j’avoue que je saurais pas comment m’adapter au pire.

11 février 2010

Quand on vous dit qu’on est fatigué et que les vacances scolaires ça sert…


Aujourd’hui, ma mère s’est fait renversée par une voiture… Elle a une fracture ouverte du bras et doit se faire opérer. Elle a eu peur, a pas un super moral et c’est assez douloureux malgré le fait qu’elle soit shootée à la morphine, mais ça peut aller.
Elle s’est fait renverser… par un collègue prof…
Mamam (en mode shootée): Si tu peux, prends les transports… c’est mieux!
Baaa… j’ouvrirai grand les yeux… et je vais juste être encore plus prudente…et me coucher tôt
 

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